La perfection du capitalisme

Il est très intéressant de constater qu’une bonne partie du lectorat, aussi pourri et nauséabond soit-il, a voté que le capitalisme est parfait. Tout simplement parfait. Aucune erreur, aucune faute, aucune faille, aucune misconception : tout est parfait, ordonné et juste.

Juste parce que le capitalisme est exact dans sa logique : plus de profits, plus de concurrence et ce, à l’infini, sans considérer la vie sociale et la nature. Ordonné parce que le capitalisme place toute la réalité sociale et naturelle à sa façon, dans une position très précise, avec les relations sociales qu’il veut dans la manière qu’il veut – et si jamais il y a un début de chaos, les mécanismes du marché feront en sorte de ramener le désordre à l’ordre. Parfait parce que le capitalisme est partout, de notre psyché jusqu’à notre environnement en passant par nos rapports sociaux.

C’est vrai, il est parfait. Tellement parfait qu’il se bouffe lui-même, génère des crises constantes, transforme un monde en esclavage et réduit les vies humaines en une valeur inférieure à un sac de chips. Il est donc tout à fait approprié de voter « le capitalisme est… parfait », et beaucoup d’ordures sont tombées dans le piège sans même s’en être rendu compte. La seule chose qui diffère avec les communistes et les anarchistes matérialistes c’est en ceci que ces dernier-e-s proposent une alternative au capitalisme – de là le « le capitalisme est… à liquider. »

5 Réponses to “La perfection du capitalisme”

  1. Hein, 37% ont trouvé le capitalisme parfait, dans ton blogue! Ouch!

  2. Au moins, il y en a 59% qui veulent que ça soit liquidé.

    « plus de profits, plus de concurrence et ce, à l’infini, sans considérer la vie sociale et la nature. »

    Le profit diminue avec l’augmentation de la concurrence.

    Tu sous-estimes le rôle de l’État dans le système capitaliste, on est loin, très loin du libre-marché (et comme tu sais, de mon côté, je prône la possession plutôt que la propriété si chère aux capitalistes et aux libertariens.)

    • Je ne sous-estime pas du tout l’État. Je parlais ici du capitalisme qui, pour qu’il survie à 100%, a besoin de l’État. Il le protège et assure son existence ainsi que la classe sociale qui gère et possède le tout.

      Et j’ai jamais parlé du libre-marché ici, mais bien les mécanismes du marché. Autrement, j’aurais dit « mécanismes du marché libre » ce qui n’est pas le cas.

      Puis non, le profit ne diminue pas avec l’augmentation de la concurrence.

      • Ok, tu me rassures concernant l’influence de l’État sur le capitalisme.

        Mais généralement, plus la concurrence est forte, plus les profits diminuent, sauf en concurrence monpolistique ou dans un cartel, mais ce n’est pas de la vraie concurrence.

        Les profits d’un marché concurrentiel sont généralement inférieurs aux profits du monopole ou d’un oligopole.

  3. Encore plus hypocrite est le « à améliorer » . Misère…

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