Glenn Beck ne sait pas épeler

Posted in Clin d'oeil on 3 septembre 2009 by L'Agitateur

Oligarhy ? Non, Beck, c’est oligarchy.

L’éducation capitaliste n’est pas si bonne que ça finalement…

Citation du mois

Posted in Citation on 1 septembre 2009 by L'Agitateur

Jean Jaurès

Il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience.

– Jean Jaurès

La question du nombre…

Posted in Propagande on 30 août 2009 by Putshtaki Richartineau

Asimov, dans le premier tome de sa célèbre série Fondation (plus célèbre que géniale…), explique un principe à partir de ce qu’il appelle la psychohistoire :

[…] la tendance psychohistorique de la population d’une planète entière dépend partiellement d’une force d’inertie considérable. Pour la modifier, il faut soit disposer d’un nombre d’individus égal au nombre de la population, soit, si l’on ne peut compter que sur  un nombre relativement faible d’individus, avoir beaucoup de temps devant soi.

Adapter à notre problème immédiat : comment modifier les tendances de la planète à sombrer dans le spectacle de l’incohérence, l’esclavage comme fin et la jouissance comme nécessité (ou tout ce que vous voudrez de pas cool) ? Asimov, malgré que son œuvre soit teintée d’un optimisme bourgeois et technocratique, pose la question de l’inertie sociale, donc de la force faisant en sorte que les masses aillent dans une même direction, qu’il faudrait impérativement dévier de plusieurs degrés ! Pour ce faire, il faudrait effectivement plus d’effectifs que la poignée de révolutionnaires qu’abrite l’Occident !

De façon généreusement extrapolée, si une personne sur 1000 appuie la révolution violente, il n’y a toujours, au Québec, que des effectifs de 7000 individus (au grand maximum, et en calculant que beaucoup de ces 7000 individus seraient des révolutionnaires endormis). Un nombre infiniment trop faible pour renverser une tendance historique aussi forte que l’embourgeoisement des masses. Puisque le temps ne peut être la chose en laquelle il faut remettre le sort de la révolution, la question qui surgit de tout ce fatras est la suivante : comment augmenter les effectifs révolutionnaires rapidement ?

La réponse est simple : déclencher « officiellement » la guerre civile et donc contraindre les masses, par l’état d’urgence lié à la situation politique, à prendre position pour ou contre le renversement de la société bourgeoise violente et policière.

Merci, Az’ !

L’UQÀM et ses (anciens) murs …

Posted in Actualité on 25 août 2009 by L'Agitateur

Que sont devenus les fameux murs estudiantins du 2e étage du pavillon Hubert-Aquin de l’UQÀM ? Observez par vous-mêmes.

Local d'association étudiante d'Histoire

Association de Travail Social et Science Politique

Angle différent, vers le couloir

L’administration de l’UQÀM continue et continuera de provoquer les étudiantEs les plus conscientiséEs et les plus combattifs-ives (bien que nombreux et nombreuses d’entre eux et elles sont aussi audacieux et audacieuses que des brebis) tant et aussi longtemps que ceux et celles-ci n’adopteront pas de théorie révolutionnaire.

Ce n’est qu’un maigre exemple pour montrer la pusillanimité des étudiantEs face aux actions insignifiantes des gourous de Corbo, mais assez fortes pour avoir un impact. Elle fait tout pour décourager les étudiantEs et les empêcher de recommencer une autre grève : elle a frappé dans les horaires, dans les frais, dans les modalités de travaux, dans les locaux associatives, et maintenant dans son histoire de 2005 où des heures et des heures ont été passées pour colorer ces murs autrefois fades.

Réveillez-vous : l’administration veut votre soumission.

Merci à Chercher des poux ? pour ces photos ma foi… provocantes.

Des chienNEs de garde plus proches du Centre-Ville !

Posted in Actualité on 24 août 2009 by L'Agitateur

Déjà de trop à Montréal, et encore plus dans le Centre-Ville à emmerder les sous-prolétaires et les prolétaires, et à garantir une « sécurité sociale » de plus en plus accrue, voilà que ces rejetons du SPVM arrivent massivement à Berri-UQÀM pour y instaurer leur quartier général. DélaisséEs et classéEs parmiEs les inférieurEs du SPVM, les prolétraitres du métro auront beaucoup plus de plaisir dès 2010 à s’amuser avec leurs maigres pouvoirs qui – avouons-le – n’ont aucune limite dans leur exercice. Il sera plus facile de harceler les jeunes, les minorités ethniques, les pauvres, les non-conformistes et les révoltéEs (je pense notamment à l’UQÀM et ses grèves étudiantes pusillanimes qui terminent dans l’échec), et de protéger la routine quotidienne des aliénéEs jusqu’à leur travail.

La solution de cette agence paramilitaire du SPVM est donc le contrôle social. C’est leur justification pour expliquer le déménagement : contrôler plus rapidement les infractions et conserver la haine des lumpenprolétaire.

Contrôler la « criminalité », les indésirables, les asociaux  : voilà comment combattre, selon ces chienNEs réactionnaires, l’insécurité sociale. Il faut serrer les rangs, intervenir de plus en plus par la répression et marteler toute personne sortant de l’idéologie dominante du capitalisme moribond. Pour ces imbéciles de la planète Lunatix, la criminalité et le « banditisme » diminuent lorsqu’il y a augmentation des forces de l’ordre dans les rues et les milieux publiques afin d’y créer un atmosphère de peur que seulEs les « voyous » craigneront.

Vous avez compris : il faut contrôler les conséquences de la criminalité, et non éliminer les causes de la criminalité.

La raison est simple : il y a un intérêt. Cet intérêt, c’est celui de justifier la répression, l’oppression, l’aliénation, l’expropriation, la violence étatique, la domination bourgeoise et la soumission prolétaire. En d’autres termes : d’utiliser comme prétexte la criminalité pour maintenir le capitalisme en place et le nourrir d’une condition d’existence qu’elle génère. Or, il ne faut pas être du camp de la réaction et encourager le contrôle social ; non, il faut se placer dans le camp de la révolution et excercer l’insurrection pour mettre fin aux causes qui créent justement cette criminalité (du point de vue de la réaction). Ces causes sont intrinsèquement liées au capitalisme (rappelons la notion de propriété, tirée du capitalisme, qui regroupe une énorme partie des actes jugés « criminels » comme l’occupation, le vandalisme, le vol) et ne peuvent disparaître qu’en supprimant par la violence le capitalisme.

Tant que le capitalisme vivra, les chienNEs de garde grandiront leurs rangs pour empêcher tout ébranlement de leur Noyau Mère : le Capital. Par l’insurrection, mettons-le à terre une bonne fois pour toute ! D’ici là, surveillez vos arrières en métro, il y a peut-être unE prolétraitre qui vous observe de loin et attend le signal…

La haine des lumpenproletaires

Posted in Actualité on 19 août 2009 by L'Agitateur

Punks, sans-abris, « anarchisss », « marginaleux de la société démokratik »… tous les qualificatifs sont bons pour pointer du doigt la poussière à balayer selon la bourgeoisie québécoise et leurs vassaux. Ces dernières années, cette peur de ces gens non-conformistes au moule capitaliste, ou en contradiction avec la question du travail (ils et elles sont vuEs comme des sous-prolétaires nuisibles, des terroristes urbains même qui n’apportent rien, et n’ont aucune capacité à apporter quelque chose « d’utile » à la société. En d’autres termes : d’être rentables pour le Capital).

Ces qualificatifs orthodoxes qui inondent les mass-medias poubelles depuis les dernières années alimentent une crainte qui était jusqu’alors presque absente de la réalité urbaine. Il est possible de lire dernièrement dans le journal La Presse, section Forum, avec l’énorme titre Malaise sur Montréal où quelques lecteurs et lectrices aux pensées fascistes ont vomi leurs élucubrations concernant la grande métropole. Par exemple :

J’habite à Montréal depuis 10 ans et j’ai honte d’inviter les gens de l’extérieur. Je ne trouve pas d’explications pour excuser ces deux irritants majeurs : impossible de se garer sans se casser la tête ou de marcher sans être sollicité [abordé par les sans-abris]. […] J’en ai marre de faire l’épicerie pour me faire quémander de l’argent. Il est doublement frustrant pour moi de savoir que la plupart des « sans-abris » ont un logis, sont nourris, reçoivent l’aide sociale et gagnent (beaucoup) plus que le salaire minimum. […] Qu’attendons nous pour appliquer des lois plus strictes à ce sujet ?

– Cynthia Cayer

L’idée véhiculée dans le petit texte d’opinion est claire : fascisme. Les sous-prolétaires riches et parasitaires; la fierté micronationaliste (municipalisme) affligée; l’individualisme heurté par la pauvreté grandissante des rejetéEs de la ville, il faut donc agir et appliquer l’Ordre pour chasser ces coquerelles. Le problème vient donc de ce qu’elle « n’aime pas », qui « la dérange dans sa routine [aliénée] » et dont la logique capitaliste en fait pervertir la réalité à l’immédiat. L’État doit donc intervenir.

Une autre lectrice crache sur la même « catégorie » de personnes (si l’on peut ainsi la nommer pour se comprendre) :

L’autre jour, au parc de la Paix, une femme criait, nue de la taille aux pieds. Mon conjoint et moi pensions qu’elle avait été violée [!]. Non, elle faisait partie du groupe habituel [!] d’alcooliques, prostitués, proxénètes et sans-abris qui trainent au parc. Elle avait échappé le contenu de sa bouteille d’alcool sur elle, on pense, et avait tout enlevé. Nous marchons constamment dans du vomi, trouvons des seringues, des bouteilles, matelas, sacs de couchage, urine et j’en passe. La police nous dit qu’Elle ne peut rien faire, sauf leur demander de quitter les lieux [!]. L’attitude de tolérance de la Ville de Montréal est la source même du problème.

– Kim Godbout-Sundby

Même idée véhiculée encore ici : fascisme. Les sous-prolétaires, toujours ces cafards et vermines sociétaires, sont des alcooliques, des prostituéEs, des vampires du sexe et des quêteux-euses qui nuisent à la bonne vie conforme et aliénée du gentil petit peuple paysan. Quelle en est la cause ? La tolérance de l’État et des réactionnaires de la Mairie de Montréal bien sûr !

Qu’ont en commun ces deux exemples ? L’absence de remise en question des causes de la pauvreté, de l’asocialisation et, par conséquence, de sa marginalisation.

Pourtant, cette problématique sociale existe depuis fort longtemps et s’accentue continuellement avec la mondialisation et capitalisation de la planète sur tous, tous, tous ses aspects. La répression augmente, les subventions pour lutter contre l’itinérance et la pauvreté stagnent (voire baissent), la « chasse aux pauvres » vers des milieux plus éloignés s’accentue et la surculpabilisation des sous-prolétaires est encouragée. C’est l’équivalent de dire que les personnes sur l’assistance sociale sont toutes représentes de tous les maux de la société québécoise, et que c’est de leur faute si l’économie va mal.

Marx et Engels détestaient ce qu’ils nommaient le Lumpenproletariat (que nous pouvons vulgairement traduire en sous-prolétariat) en raison de leur position de dominée face à la bourgeoisie qui les nourrissaient de miettes, devenant ainsi un sous-produit de la contre-révolution lors des insurrections du 19e siècle. Sans conscience de classe, les sous-prolétaires agissaient de la sorte pour protéger leur seule subsistance au détriment de la mort. Les sous-prolétaires étaient donc, faute de révoltes des prolétaires, achetéEs à très bas prix par la bourgeoisie et l’aristocratie dans les rangs de l’armée pour tirer sur les prolétaires en grève.

CertainEs révolutionnaires continuent à cracher sur cette classe sociale qui constitue plus d’un milliard d’être humains sur la planète. Rappelons que le contexte actuel au Québec n’est pas du tout celui du 19e siècle en Europe. Les sous-prolétaires québécoisEs, bien qu’archaïques dans leur organisation et mode de vie, contiennent un potentiel révolutionnaire qui se doit d’être exploité. Mais tant que le capitalisme vivra, l’existence d’un sous-prolétariat persistera. Pour y mettre fin, le capitalisme doit être mis à mort et seule l’insurrection le permet !

Autrement, vous pouvez toujours continuer à ignorer ou fuir unE sous-prolétaire ayant la même utilité qu’une mouette.

Dangereux criminel

L’insurrection est un devoir

Posted in Propagande on 16 août 2009 by L'Agitateur

Insurrection - un devoir !

L’art de trouver des noeuds…

Posted in Propagande on 14 août 2009 by Putshtaki Richartineau

L’autre jour, en feuilletant le magazine Jobboom, je suis tombé sur un article qui annonçait la venue d’une espèce de festival de l’art engagé qui, au moment où j’écris cet article, s’est certainement déjà déroulé. En fait, vous y êtes peut-être allés, et avez apprécié.

Il y a en effet dans l’art engagé quelque chose qui se rapproche de l’expression d’une totalité socio-historique donnée, quelque chose qui a le pouvoir de pénétré les masses et d’actualiser leur subjectivités. Quelque chose d’indescriptible, qu’il faut étendre dans les ruelles à coups de brosse !

Bon, arrêtons tout de suite.Vous voyez bien que ce genre propos est bête comme mes pieds palmés. C’est pourtant une idée bien florissante chez  les individus les plus progressifs (que ce mot est creux, ne trouvez-vous pas ?)  de notre société ; une idée réactionnaire que je ne m’étonne plus d’entendre dans toutes les bouche.

Pour vous le dire honnêtement,je ne sais pas quel imbécile a forgé le terme « d’art engagé », mais je doute qu’il ait compris quoi que ce soit à l’art, ou même qu’il soit moins bête que cet autre imbécile qui s’est évertué à produire une ontologie de la révolte. Non pas au niveau de la recherche artistique (dont nous ne feront heureusement pas le procès ici) mais bien de la perspective en soi. Comme toute  pratique sociale, l’art est indissociable des rapports sociaux. Il n’y a donc pas d’art engagé, en opposition à un art désengagé.  L’art l’est naturellement, au même titre qu’aller à la boucherie ou fabriquer soi-même ses vêtements. Quand un artiste peint des amoureux dans un champ de fleurs, il s’abandonne aux clichés et aux conceptions de l’art bourgeois, et en fait de facto l’apologie. Quand Cézane peint ses oignons, il refuse d’affronter les contractions de classe qui l’habitent pour n’en faire qu’une aventure intérieure, esthético-métaphysique. Quand un sculpteur fabrique quelque chose en le soumettant à des impératifs spatiaux ou décoratifs, il entérine la représentation bourgeoise de l’art : l’art comme  source de valeur marchande.

L’art dit « engagé » est le lot des petits bourgeois qui ont mauvaise conscience, qui se cantonnent dans la critique pure et au combien incohérente (!), qui se cherchent une cause (le racisme, la pornographie, la pauvreté, « l’hypersexualisation » de la jeunesse, etc) ou sont tout simplement dans le creux d’une carrière déjà vide de pertinence et de continuité, qu’ils espèrent redorer par des bêtises. Méfiez-vous des artistes qui croient que leur œuvre a une quelconque valeur révolutionnaire ou progressive. Méfiez-vous des gens qui veulent changer les choses par leur profession (sociologues et travailleurs sociaux en premier!). Méfier-vous des prêtres de l’humanisme, de l’amour, de la liberté, du pacifisme, de la justice ; toute utilisation non critique de ces mots devrait être qualifiée de suspecte et son auteur, qualifiable d’élément militant en faveur de l’ordre bourgeois.

Finalement, petite vérité fondamentale : l’art et la littérature ne feront jamais la révolution. Enlevez-vous immédiatement cette idée baroque de vos cranes graisseux! L’art est simplement un catalyseur, qui n’a une force subversive qu’en présence de subjectivités préalablement radicalisées. Autrement, il n’est guère plus que la stérilisateur de révolte qu’en a fait la bourgeoisie, lui permettant de soulager ses contractions de classes par le contact prolongé avec une esthétique artistique et littéraire d’inspiration romantico-révolutionnaire. Pourquoi croyez-vous donc que les héros ou personnages de fictions qui sont marginaux, rebelles ou contre-normatifs soient si populaires dans la culture, et de tels personnages si absents de la réalité ?

Mais bon, l’art ça peut être intéressant pour toutes sortes de raisons. Ça changera juste pas le monde, tabarnak ; rentrez-vous ça dans tête !

Patrick Lagacé … Richard Martineau …

Posted in Clin d'oeil on 11 août 2009 by L'Agitateur

Manif 1an Villanueva

Un an plus tard, la crainte sur Montréal-Nord perdure

Posted in Actualité on 9 août 2009 by L'Agitateur

Voilà très exactement un an, jour pour jour, qu’a eu lieu l’assassinat gratuit du jeune Freddy Alberto Villanueva par le criminel impuni et libre Jean-Loup Lapointe, assisté par Stéphanie Pilote. Atteint de 3 balles, Freddy est décédé à l’hôpital, et deux de ses amis ont été aussi atteints par les tirs de cette ordure fasciste qui continue de se promener dans les rues montréalaises avec son arme à feu. Cet agent de la paix [capitaliste] a peur; c’est donc normal qu’il se protège de ces jeunes révoltés contre la justice à deux vitesse qui leur est imposée !

Va te faire foutre Jean-Loup Lapointe, toi et tes collègues qui te soutiennent.

Réputé pour être un trou du cul avec son attitude de baveux, il harcelait les jeunes issuEs de minorités ethniques dans l’unique but de les provoquer, les emmerder, les rendre coupables de quelque chose qu’ils et elles auraient commis par leur ras-le-bol de cet agacement parasitaire (ou policière, si vous préférez). Il est finalement tombé sur la mauvaise personne, sur le mauvais petit groupe de jeunes (que les mass-médias poubelles ont exagéré en affirmant que ces jeunes étaient plus de 25 personnes), qui n’a pas hésité à répondre directement à la provocation. Résultat ? La mort. Être dissidentE à la justice bourgeoise revient à se faire tirer dessus par ses chienNEs de garde. Lors des manifestations, ce sont des balles de caoutchouc, de poivre de Cayenne, et des lacrymogènes. Lors des parties de dés dans un parc, ce sont des balles réelles.

Que se passe-t-il donc aujourd’hui ?

Il y aura une marche collective pour commémorer l’assassinat gratuit de Freddy Alberto Villanueva ce soir dans l’arrondissement de Montréal-Nord. Une simple marche, bien pacifique, bien aliénée, avec des pancartes, des slogans, des photos, mais rien – absolument rien – pour transformer les rapports sociaux entre les jeunes de Montréal-Nord et les gorilles équipés d’armure de béton et de matraque. Une marche pour prouver un désir de renouveau, mais une honte à l’extériorisation radicale et révolutionnaire de celui-ci. Une marche qui, au final, ne servira à rien. Elle réduiera même la volonté insurrectionnelle et révoltée du milieu en simple pétard mouillé. À vouloir tout pacifier et adoucir à tous les niveaux par la non-violence, on en tue l’essence des jacqueries juvéniles qui sont survenues l’année passée en fin de soirée.

Pourtant, c’est l’émeute, la révolte, l’insurrection qui crée la conscientisation de masse spontanée (surtout celle des indécisES, des sous-prolétaires et des oppriméEs), l’identification de soi à un intérêt de classe. C’est la lutte des classes – et seulement – qui génère un tel soulèvement, pas une marche ! Celle-ci à l’effet contraire : tolérer, accepter, avaler la répression capitaliste et son joug. Les bourgeoisEs et les capitalistes se sont très bien habituéEs aux manifestations, aux marches et aux « je-ne-suis-pas-content-sti » qui perdurent aveuglément au Québec. Ils et elles savent ce qu’il en est.Sauf qu’ils et elles ont très vite compris avec Montréal-Nord : il faut à tout prix avorter la flamme révolutionnaire dès l’embryon avant qu’elle ne soit contagieuse.

Mais la crainte sur Montréal-Nord perdure.

Les médias ressentent toujours le besoin de faire la démarcation entre « bonnes manifestations » et « mauvaises manifestations » comme en témoigne ce titre de nouvelle : « Hoodstock: l’événement se déroule dans le calme » Il leur est impossible d’éviter de le mentionner. Ils doivent à tout prix le spécifier. Les organisateurs et organisatrices demandent aux policierEs de se tenir à l’écart de la manifestation pour éviter toute lutte de classe insignifiante. Une forte présence policière sera au rendez-vous pour « éviter tout débordement », et des appels à la non-violence survolent les blogues, les sites médiatiques et les pamphlets. Peu importe ce qui a été dit sur Montréal-Nord, peu importe la quantité de subventions faites aux différentes activités par la Mairie de Montréal, les faits restent les mêmes : révoltéEs, les jeunes en ont marre et possèdent un vif potentiel révolutionnaire à exploiter pour démarrer un prologue vers l’insurrection.

Ne voyez-vous donc pas ? Le pacifisme ne fait que ralentir et canaliser l’écœurement de la misère vécue au jour le jour. Cessez de perdre votre temps avec la culture de la non-violence !