Archive for the Zizek Category

Seul le communisme peut sauver la démocratie libérale

Posted in Zizek on 5 novembre 2011 by L'Agitateur

1989 marked not only the defeat of the Communist State-Socialism, but also the defeat of the Western Social Democracy.

Nowhere is the misery of today’s Left more palpable than in its « principled » defence of the Social-Democratic Welfare State: the idea is that, in the absence of a feasible radical Leftist project, all that the Left can do is to bombard the state with demands for the expansion of the Welfare State, knowing well that the State will not be able to deliver.

This necessary disappointment serves as a reminder of the basic impotence of the social-democratic Left and thus push the people towards a new radical revolutionary Left.

Needless to say, such a politics of cynical « pedagogy » is destined to fail, since it fights a lost battle: in the present politico-ideological constellation, the reaction to the inability of the Welfare State to deliver will be Rightist populism. In order to avoid this reaction, the Left will have to propose its own positive project beyond the confines of the Social-Democratic Welfare State.

This is why it is totally erroneous to pin our hopes on strong Nation-States, which can defend the acquisitions of the Welfare State, against trans-national bodies like the European Union, which, so the story goes, serve as the instruments of the global capital to dismantle whatever remained of the Welfare State. From here, it is only a short step to accept the « strategic alliance » with the nationalist Right worried about the dilution of national identity in trans-national Europe.

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Žižek et la gauche critique contemporaine

Posted in Propagande, Zizek on 1 février 2011 by L'Agitateur

Slavoj Žižek a écrit en quelques paragraphes révélateurs, dès le début de son livre Après la tragédie, la farce ! Ou comment l’histoire se répète, la situation de la gauche critique contemporaine. Il écrit comme suit :

Au bien vieux temps du Socialisme Réellement Existant, une plaisanterie prisée par les dissidents servait à illustrer la futilité de leurs protestations. Au XVe siècle, quand la Russie était occupée par les Mongols, un moujik et sa femme marchaient sur une route de campagne poussiéreuse; un cavalier mongol s’arrêta à leur hauteur et dit au paysan qu’il allait violer sa femme; puis d’ajouter: « Mais comme le sol n’est pas très propre, tu vas me tenir les testicules pendant que je viole ta femme, histoire qu’ils ne prennent pas la poussière ! » Le Mongol ayant fait son affaire et s’étant éloigné, le moujik se mit à rire et à sauter de joie. Étonnée, sa femme demanda : « Tu sautes de joie alors que je viens d’être brutalement violée en ta présence ? » À quoi le moujik répondit : « Mais je l’ai bien eu ! Ses couilles ont ramassé la poussière ! » Cette triste plaisanterie révélait la fâcheuse habitude des dissidents : quand ils pensaient porter des coups sérieux à la nomenklatura du Parti, ils ne faisaient que légèrement souiller ses testicules, et l’élite dirigeante continuait de violer le peuple…

La gauche critique contemporaine n’est-elle pas dans une position similaire ? (D’ailleurs, à la liste de ce qui éclabousse un tant soit peu les puissances en place, on peut ajouter les dénominations « déconstruction » et « protection des libertés individuelles »). Lors d’une fameuse passe d’armes à l’université de Salamanque, en 1936, Miguel de Unamuno lança aux franquistes : Venceréis, pero no convenceréis (« Vous vaincrez mais vous ne convaincrez pas ») – est-ce là tout ce que la gauche actuelle peut dire au capitalisme global triomphant ? La gauche est-elle prédestinée à jouer encore le rôle de ceux qui, à l’inverse, convainquent tout en continuant de perdre (et se montrent particulièrement convaincants lorsqu’il s’agit d’expliquer rétrospectivement les raisons de leur échec) ? La tâche qui nous incombe est de découvrir comment aller un peu plus loin. Notre « thèse onze » devrait être la suivante : dans nos sociétés, les gauches critiques n’ont fait jusqu’à présent que souiller ceux qui sont au pouvoir; ce qui importe, c’est de les castrer … (Žižek, 2009, p. 16~17)

En d’autres termes, qu’est-ce que cela veut donc dire ? Très simple : la gauche actuelle perd littéralement son temps à 1) recruter des membres 2) justifier sa lamentable pusillanimité et sa futilité dans ses « luttes » 3) s’acheter une bonne conscience par des « actes politiques » minables 4) se masturber en déconstruisant la réalité pour la dénudée de sens universel 5) occulter son intégration dans le système capitaliste par le discours libéral des libertés individuelles. La gauche actuelle considère aveuglément la politique comme une carrière sur laquelle chaque action est une ligne de plus à mettre sur son curriculum vitae pour bien paraître à la vue des autres dans un quelconque mouvement, parti, groupe politique.

Au final, nous sommes pathétiques parce que nous n’avançons en aucun cas dans la transformation matérielle du monde.

Žižek sur Al Jazeera

Posted in Zizek on 20 novembre 2010 by L'Agitateur

Slavoj Zizek dans « Examined life »

Posted in Zizek on 15 août 2010 by L'Agitateur

RSA Animate – First as Tragedy, Then as Farce

Posted in Zizek on 29 juillet 2010 by L'Agitateur

Living in the End Times

Posted in Zizek on 18 juillet 2010 by L'Agitateur

Žižek sur The Culture Show

Posted in Zizek on 14 mai 2010 by L'Agitateur


« See you either in hell or in Communism. »