Archive for the Féminisme Category

Remembering Anuradha Gandhy: “People’s War has shattered the hesitations of the women of Dandakaranya!”

Posted in Féminisme on 8 mars 2012 by nsrgnt

[Anuradha Gandhy, a leading member of the Communist Party of India (Maoist), was both intellectual and activist who wrote about and organized the revolutionary women’s movement in India, developed theory on the relationship of the women’s movement and the movement of Dalits to the overall revolutionary struggle, and many other significant contributions.  Her life was cut short with an untimely death due to disease in 2008.  But her spirit and her words continue to guide the ongoing revolutionary movement. As March 8, International Women’s Day, approaches, we offer this interview with « Anu » from 2001. — Frontlines ed.]

Interview with Com. Janaki (Anuradha Gandhy) from the March 2001 issue of Poru Mahila, the organ of Krantikari Adivasi Mahila Sanghatan, DK.

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Citation du mois – mars 2012

Posted in Citation, Féminisme on 1 mars 2012 by nsrgnt

Helen Keller

The country is governed for the richest, for the corporations, the bankers, the land speculators, and for the exploiters of labour. Surely we must free men and women together before we can free women. The majority of mankind are working people. So long as their fair demands — the ownership and control of their lives and livelihood — are set at naught, we can have neither men’s rights nor women’s rights. The majority of mankind are ground down by industrial oppression in order that the small remnant may live in ease. How can women hope to help themselves while we and our brothers are helpless against the powerful organizations which modern parties represent and which contrive to rule the people? They rule the people because they own the means of physical life, land, and tools, and the nourishers of intellectual life, the press, the church, and the school. You say that the conduct of the woman suffragists is being disgracefully misrepresented by the British press. Here in America the leading newspapers misrepresent in every possible way the struggles of toiling men and women who seek relief. News that reflects ill upon the employers is skillfully concealed — news of dreadful conditions under which labourers are forced to produce, news of thousands of men maimed in mills and mines and left without compensation, news of famines and strikes, news of thousands of women driven to a life of shame, news of little children compelled to labour before their hands are ready to drop their toys. Only here and there in a small and as yet uninfluential paper is the truth told about the workman and the fearful burdens under which he staggers.

Helen Keller, Out of the Dark (1913)

Manifestation pour la journée internationale des femmes

Posted in Événement, Féminisme on 23 février 2012 by nsrgnt

Résistons à l’agression des minières et des pétrolières!
FEMMES À LA DÉFENSE DE LA TERRE-MÈRE

Pour la terre, la vie et la survie

Manifestation à l’occasion de la journée internationale des femmes – joignez-vous au contingent du Front féministe prolétarien et révolutionnaire

Le jeudi 8 mars 2012
Rassemblement à 18h00 à la place Norman-Bethune,
Montréal (métro Guy-Concordia)

Pour plus d’info: Femmes de diverses origines

Journée d’échange organisée par Femmes de diverses origines

Posted in Événement, Féminisme on 23 février 2012 by nsrgnt

When/Quand: Sunday, March 4, 2012
Time/Heure: 10:00am until 4:30pm
Where/Ou: Centre communautaire 6767 Côte-des-neiges Montréal

 
Résistons à l’agression des minières et des pétrolières!
FEMMES À LA DÉFENSE DE LA TERRE-MÈRE
Pour la terre, la vie et la survie
Une journée de témoignages, échanges , expressions culturelles
Incluant des préparatifs pour la Manifestation du 8 mars Journée des Femmes

 
Resist aggressive mining and drilling!
WOMEN DEFENDING MOTHER EARTH
For land, life and livelihood
A day of testimonials, active exchange, cultural expression
Including preparations for March 8 Women’s Day Demonstration

 

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Présentation autour de la naissance du patriarcat

Posted in Féminisme, Théorie on 4 janvier 2012 by feministeenrage

En Rome antique, la naissance de la démocratie au sein d’un organe de pouvoir organisateur de la communauté de patriarches puise ses référents dans la gestion de la sphère domestique, à travers des processus de différenciation entre le féminin et le masculin. L’origine du politique est donc patriarcale. La gestion inégalitaire des surplus de l’agriculture et de la guerre entre les clans a formé l’espace du politique. Le pouvoir politique mesuré en fonction de la propriété des terres cultivables et des esclaves y travaillant délimitait la force politique du chef du domus (le domaine). Ainsi, le pater familias (pater: père du domaine, familias: l’ensemble des esclaves) est un homme à qui on a attribué un ensemble de valeurs qui ont construit son identité masculine. La masculinité s’est donc construite dans l’élaboration du politique. La féminité s’est d’abord construite comme outil du politique (comme reproductrice des humains de la cité, confidente et médiatrice des rapports sociaux de propriété pour le pater familias). La mythologie gréco-romaine et la production des écrits historiques de l’époque de la Rome antique raconte une identité féminine ennemie du pouvoir politique pour maintenir l’ordre de la succession patriarcale des richesses. (idée tirée de Michèle Riot-Sarcey, 2010, chap. La démocratie athénienne et les femmes, pp.26-48)

À lire !

NUS: Students turning to prostitution to fund studies

Posted in Actualité, Féminisme on 14 décembre 2011 by nsrgnt

Greater numbers of students in England are turning to prostitution to fund their education, the National Union of Students (NUS) claims.

The NUS also says students are turning to gambling and taking part in medical experiments to fund their studies.

It says increased living costs and fees, and cuts to the education maintenance allowance, play a part.

But the government says it offers students a « generous package » of financial support.

Speaking to BBC Radio 5 live’s Breakfast programme, Estelle Hart, the NUS’s national women’s officer, said government cuts had put more pressure on students.

« Students are taking more dangerous measures, » said Ms Hart.

« In an economic climate where there are very few jobs, where student support has been massively cut, people are taking more work in the informal economy, such as sex work.

« It’s all dangerous unregulated work, simply so people can stay in education. »

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Une iconographie consommée, irréelle et démentielle

Posted in Féminisme, Théorie on 23 janvier 2011 by feministeenrage

Nous pourrions faire l’histoire du féminisme par les grandes figures féminines qui ont marqué la scène politique depuis l’avènement des démocraties libérales. Faire la preuve de la pleine capacité des femmes à remplir les exigences du rôle de politicienne et de l’importance de figures emblématiques dans la lutte vers l’émancipation renvoie à une version mensongère, appauvrissante, voire facétieuse de la conjoncture actuelle. Ce regard iconographique de l’histoire du féminisme porte en son propos trop souvent l’achèvement de la lutte des classes, de la dialectique historique. Elle prétend affirmer la preuve de l’établissement de l’émancipation dans l’expérience concrète de la pleine mobilité sociale des femmes. Cette vision nous la qualifions de bourgeoise et d’immanente de l’idéologie libérale. Nous l’accusons de porter préjudice au mouvement féministe; d’une mascarade violente et trompeuse de l’état des lieux, elle se sert du féminisme à des fins d’intérêts de classe ayant part au Capital.

Les icônes produits depuis la deuxième moitié du 20e siècle tente de jouer le substrat social, soit d’un plein de sens amassé par une expérience militante politique passée, venant remplir les vides démocratiques ambiants. Le vide démocratique nous le saisissons, ici, à partir des notions arendiennes livrées par ses fondements démocratiques, soit la culture citoyenne qui prend forme dans l’avènement et la garantie de la liberté et de l’égalité dans l’universalisme par les institutions démocratiques. Le terrorisme rampant, l’humanité qui se meurt dans les taudis, les favelas, les ghettos, le réchauffement climatique, l’épuisement des ressources naturelles, la violence masculine dominante nous fait réaliser l’échec des démocraties libérales dans les prétentions universalistes de son projet d’émancipation. La liberté et l’égalité sont toujours des privilèges d’une overclass qui a éjectée le prolétariat et qui a, par conséquent, grossi le prolétariat informel de survie. De sorte, le parlementarisme ne sert plus de lieu permettant la diffusion d’un discours à saveur anti-impérialiste, anticolonialiste, prolétarienne, féministe (un lieu qui a déjà servi par le passé les intérêts du prolétariat).

Le totalitarisme s’observe dans cette allégorie de la réussite politique des femmes au pouvoir. L’icône politique féminine joue ici un effet placebo sur les consciences collectives pour marquer symboliquement l’achèvement des luttes féministes. La vérité qui la condamne transcende dans les immenses misères et violences que subissent tous les jours nombre de femmes sur la planète. Le mur de la honte qui l’accompagne est cette réussite bourgeoise de l’émancipation. Rappelons que ce mensonge des démocraties libérales réussi à trouver son entendement grâce à ses outils promotionnels : les icônes politiques féminines.

Cette histoire iconographique du féminisme entre dans une logique de société consumériste où le sens porté par l’icône est consommé pour combler un besoin moral démocratique. Nous nous référons ici à une consommation des icônes à travers les médias sociaux, soit un sentiment de procuration comblée lorsqu’elles consomment des médias papiers, virtuels et cathodiques. Notre volonté de reproduire notre humanité se fait par l’action politique sur la scène publique, nous rappelle Hannah Arendt, et cette démarche se retrouve vidée de son contenu politique. D’ailleurs, ce besoin d’exister au monde par nos considérations morales trouve refuge et satisfaction dans l’acceptation d’une représentation factuelle et superficielle que comble ces icônes. Ces coquilles vides trouvent leur efficacité quand elles évoquent l’idée d’une essence humaine, soit d’un vécu politique. Ce travail d’historiographie par ces icones est aussi irréelle car elle réifie constamment une pensée schizophrénique de la réalité matérielle de l’humanité. Elle échoue à rendre compte de l’état des lieux sur lequel tente d’intervenir le mouvement féministe puisque la toute-puissance des structures reproductrices des conditions universelles inégalitaires et oppressives des rapports sociaux de genres sévit toujours en force. Elle véhicule la croyance en la libération des marchés comme moyen d’engendrer la libération des femmes. Ainsi, nous nous permettons de qualifier cette réalité de «démentielle» car elle démontre les composantes pathogènes des sociétés libérales (ses contradictions).

Ainsi, elle finit par dévier la lutte féministe vers sa mort médiatique et obscurcit un travail féministe toujours actif, concret et mobilisateur aux ambitions universalistes, en plus de contaminer les fondements du féminisme dans les imaginaires collectifs. Cette logique s’exprime au travers des discours, voire au travers des figures féminines médiatiques lorsqu’elles proclament la mort du féminisme. (Ce que nous entendons dans les discours de Denise Bombardier, sociologue et commentatrice politique, et Lise Ravary, directrice du Châtelaine, par exemple) Mais, nous scandons: Rappelons-nous! L’émancipation ne peut jaillir que par le collectif. La marche mondiale des femmes de 2010 le communique dans son slogan: Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche! Nous précisons: Ce Nous, il est féministe, il est prolétaire, il est socialiste.