Présentation autour de la naissance du patriarcat

En Rome antique, la naissance de la démocratie au sein d’un organe de pouvoir organisateur de la communauté de patriarches puise ses référents dans la gestion de la sphère domestique, à travers des processus de différenciation entre le féminin et le masculin. L’origine du politique est donc patriarcale. La gestion inégalitaire des surplus de l’agriculture et de la guerre entre les clans a formé l’espace du politique. Le pouvoir politique mesuré en fonction de la propriété des terres cultivables et des esclaves y travaillant délimitait la force politique du chef du domus (le domaine). Ainsi, le pater familias (pater: père du domaine, familias: l’ensemble des esclaves) est un homme à qui on a attribué un ensemble de valeurs qui ont construit son identité masculine. La masculinité s’est donc construite dans l’élaboration du politique. La féminité s’est d’abord construite comme outil du politique (comme reproductrice des humains de la cité, confidente et médiatrice des rapports sociaux de propriété pour le pater familias). La mythologie gréco-romaine et la production des écrits historiques de l’époque de la Rome antique raconte une identité féminine ennemie du pouvoir politique pour maintenir l’ordre de la succession patriarcale des richesses. (idée tirée de Michèle Riot-Sarcey, 2010, chap. La démocratie athénienne et les femmes, pp.26-48)

À lire !

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3 Réponses to “Présentation autour de la naissance du patriarcat”

  1. Ça m’a l’air très intéressant.

  2. Je viens de terminer. C’est un texte pertinent, mais il manque malheureusement de références. Trois livres et un article pour un texte de 10 pages? C’est pas beaucoup. J’avoue que je suis un maniaque des notes de bas de page, et j’aurais aimé en avoir plus, pour bien situer la recherche dans son contexte. Puis l’approche uniquement centrée sur la classe me titille un peu parce qu’elle me paraît réductrice. Je ne suis pas contre ce type d’analyse, en autant qu’on reconnaisse que le phénomène ne se limite pas à ça. Finalement, il manque de critique de source. Un peu plus de nuance dans l’interprétation du discours des Jésuites, par exemple, nous aurait permis de mieux comprendre celui-ci.

    En revanche, j’aime la comparaison. L’exercice me paraît quand même relativement cohérent et convaincant.

    Le document ne compte aucun nom d’auteur-e. Qui a écrit cet article?

  3. féministe en rage Says:

    Monsieur Mouton Marron, vous avez bien raison, il manque de finition. J’en tiens note et je le porterai plus loin. Merci pour le commentaire !

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