La coopération est un fait de nature

Une expérience récente sur des rats, qui possèdent un génome 69% homologue aux êtres humains, ajoutent des preuves supplémentaires à l’argument que la coopération par empathie est un fait de nature dans le règne du vivant. L’idéologie bourgeoise s’appuie largement sur une supposée « nature humaine égoïste » pour  justifier toutes les inégalités et les violences du monde. La science a réfuté cette fable d’innombrables fois et le fait une fois de plus avec cette expérience. Ignorer les idéologues bourgeois, refuser de se soumettre à l’impératif de compétition du capitalisme, intrinsèquement d’une violence extrême, et former des liens de solidarité de classe en vue d’anéantir le monde bourgeois est notre clé pour sauver l’humanité de toute cette folie meurtrière.

7 Réponses to “La coopération est un fait de nature”

  1. Intéressant!

    Raison de plus pour ne pas l’imposer…

  2. j ai ete interessee a cette etude mais je me mefie des explications « naturalistes données a l humain ». En tant que feministe et en tant que femme pour la simple et bonne raison que c est souvent nous qui avons fait les frais de ce genres de théories…

    http://www.cyberpresse.ca/sciences/201112/09/01-4476367-les-rats-ne-sont-pas-des-rats.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B2_sciences_265_accueil_POS1

    encore ici la petite phrase « Les chercheurs ont constaté que l’altruisme était plus répandu chez les rates que chez les mâles. » me rend méfiante…

  3. Il faut mettre en perspective. Un rat, créature ayant des instincts, n’est pas un être humain, créature n’en ayant pas. Ce que j’ai trouvé important de soulever, en prenant l’exemple des rats, supposément « égoïstes et sournois » dans l’imaginaire populaire, est le caractère empathique du vivant, caractère que l’idéologie bourgeoise se borne à nier.

    Par ailleurs, il est stupide (bien que bourgeois) de réduire la complexité du vivant à un supposé « déterminant de l’individualité » (subjectivité, corps, cerveau, gènes – pratique typiquement postmoderne). Ce serait nier que ce qui caractérise toute la matière est son mouvement, son interaction; ce serait nier les rapports sociaux.

    Si j’ai soulevé l’homologie entre les rats et les êtres humains, c’est pour souligner un aspect simple de la similitude entre les espèces. La gènes établissent un cadre dans lequel se développe l’interaction sociale, stade supérieur de la complexité du vivant.

    Dire que l’empathie est un fait de nature, c’est dire que l’interaction sociale est un élément de la nature. Les êtres humains sont dans la nature et non pas à l’extérieur. Avoir un point de vue contraire, croire qu’il existe une dichotomie humain/nature, est rétrograde.

  4. «Il faut mettre en perspective. Un rat, créature ayant des instincts, n’est pas un être humain, créature n’en ayant pas.»

    Je pense qu’il y a une différence entre ne pas avoir d’instincts, et être capable de les surmonter relativement facilement, ce qui est plutôt le cas de l’humain selon moi.

    Le problème avec les arguments sur la nature humaine, ce n’est pas qu’ils sont catégoriquement faux; on n’en sait pas grand chose. Par contre, le fait même qu’on n’en sache pas grand chose rends ces arguments très faibles, et il est assez facile de montrer que l’être humain peut surmonter cette éventuelle «nature humaine», et même qu’il le fait bien souvent.

    Étrangement, les gens qui aiment répéter que l’être humain est égoïste, stupide et facile à manipuler ne semblent pas souvent s’inclure parmi la race humaine…

  5. si on n’en sait pas grand chose, comment en est-il facile de montrer que l’être humain peut surmonter cette éventuelle « nature humaine »?

    et je croirais plutôt le contraire par rapport à ceux qui « démonisent » les humains, qu’ils s’y représentent une façon de se donner bonne conscience, peut-être, car si c’est notre nature, et bien on n’est pas vraiment responsable de …

    nos comportements sont les fruits de notre environnement…

  6. « si on n’en sait pas grand chose, comment en est-il facile de montrer que l’être humain peut surmonter cette éventuelle “nature humaine”? »

    En l’absence de connaissances sur une potentielle nature humaine, comme en l’absence de connaissances sur n’importe quoi, on en assume le moins possible. Quand on ne sait pas catégoriquement que quelquechose existe, et qu’on ne peut pas démontrer que ça doit nécessairement exister, on assume que ça n’existe pas (sans en être absolument certain). Sinon, on devrait croire n’importe quelle hypothèse sur parole tant qu’on ne peut pas la vérifier.

    Le simple fait que l’être humain peut facilement agir en contradiction avec la plupart des natures humaines proposées, et qu’il le fait régulièrement, démontre que, si ces natures humaines ne sont que des hypothèses sur lesquelles on ne sait pas grand chose, elles manquent sérieusement de poids.

    « et je croirais plutôt le contraire par rapport à ceux qui “démonisent” les humains, qu’ils s’y représentent une façon de se donner bonne conscience, peut-être, car si c’est notre nature, et bien on n’est pas vraiment responsable de … »

    C’est clair, mais la plupart des gens qui font ces arguments ne prétendent pas constamment mal agir. Ces arguments sur la nature humaine rendent invalide à peut près tous les arguments en faveur d’une véritable éthique, mais ceux qui parlent de la nature égoïste de l’homme expliquent rarement comment ils en arrivent à une opinion positive d’eux même. Et la plupart ne diraient sûrement pas d’eux-mêmes qu’ils ne sont pas responsables de leurs actions, même si c’est l’implication de leurs arguments. La responsabilité individuelle étant tellement importante dans la rhétorique pro-capitaliste, les arguments sur la nature humaine sont utiles, tant qu’on encourage pas les gens à y penser jusqu’au bout, car ils deviennent rapidement absurdes.

  7. J’aurais tendance à dire qu’il manque une conception de l’idéologie dans ton explication. Il ne s’agit pas ici de « déconstruire » un argument ou d’abstraitement démontrer sa fausseté, mais de simplement soulever que son existence repose sur une réalité, la compétition, et que cette réalité n’est pas indépassable.

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