Courchesne, Ô toi ma câlisse

Ce n’est pas sans surprise.

La déclaration hier matin de cette clown vendue à l’argent a été claire, très claire : la bourgeoisie décide, le prolétariat ferme sa gueule. La classe politique agit et impose ce qu’elle pense, ce qu’elle veut, ce qu’elle désire. Le tout publiquement parce qu’elle sait d’avance que les masses ne vont pas se révolter au Québec. Elle en a la conviction.

Rappelons rapidement ce qu’elle a affirmé :

Je pense qu’il y a un consensus qui est en train de se mettre en place au Québec, a-t-elle ajouté. Quand je parle de consensus, j’exclus les étudiants. Mais on voit que, de plus en plus, l’importance d’augmenter les droits de scolarité se fait sentir.

Les mots sont explicites : il y a consensus ! Oui, un consensus ! Bon d’accord : « elle pense que » et les principaux et principales touchéEs sont excluEs, c’est-à-dire les étudiantEs, mais il y a quand même consensus ! Mais ce consensus, dans le fond, c’est qui ?

Courchesne nous dit que ce sont les personnes qui écrivent quotidiennement dans les journaux, qui ont participé aux comités consultatifs et les rapports déposés (ainsi que les mémoires, bien que non-consultables !) lors des consultations prébudgétaires pour l’année en cours. Ces personnes, qui sont-elles ? Eh bien, ce sont les même sectaires économisss qui ont crée le Rapport Montmarquette et leurs semblables. En d’autres termes, ce sont ces Godbout, Gagné, Fortin et Montmarquette lui-même. Incluez dans ce lot le Conseil du Patronat, l’Institut Économique de Montréal, des ploucs comme Joseph Facal et Lise Chapelle, et vous aurez le consensus désiré !

Comme c’est facile de faire croire aux masses n’importe quoi, pas vrai ?

L’importance ressentie de hausser les droits de scolarité, ce n’est pas un sentiment de la population mais de la bourgeoisie pour ne pas perdre le pied. Elle craint. Elle sait pertinemment qu’elle doit immédiatement agir et attaquer partout pour satisfaire les exigences de nos capitalistes et du Capital lui-même toujours plus gourmand. La bourgeoisie détourne le regard des masses vers la simple « hausse des tarifs » alors que le problème, le plaie véritable est et demeure le capitalisme. La hausse tarifaire n’est qu’une politique contre le prolétariat pour essuyer une demande constante et asphyxiante du capitalisme.

Eh oui : la bourgeoisie est aussi condamnée à son propre jeu.

Mais une question persiste : pourquoi lisez-vous encore le billet ? Votre cocktail molotov vous attend à votre porte. Allez la prendre et faites-vous plaisir sur les bonnes cibles !

P.S.: FUCK YOU COURCHESNE.

3 Réponses to “Courchesne, Ô toi ma câlisse”

  1. Elle pis son air de pintade… je lui pisse dessus. Je ne connais pas de mots dans la langue française pour décrire cette abomination orchestrée depuis le début afin d’étouffer stratégiquement la contestation. Tellement dommage que le mouvement étudiant soit à terre! Il va falloir en effet trouver un autre moyen de pression que la grève gnagna.

    Si la population était un peu moins difficile à réveiller, aussi.

  2. je l’ai vue au nouvelle cette semaine dans une interview par rapport au contenue du nouveau programme d’étique et culture religieuse, que sa couvrait pas vraiment quoi que ce soit.

    elle avait une grosse attitude qui se résumait à « réfutes pas mes questions sinon je men vas pis t’as pas d’interview » et « prends ce que t’as pis sois contente avec sinon tu peux aller vivre ailleur ».

    bitch drunk on power.

  3. Episteme Says:

    Soit dit en passant, l’analyse économique sérieuse, elle, a tout à fait autre chose à dire que ce que dit Dr. Montmarquette(qui est cool mais qui n’est pas spécialiste du sujet). Vous vous rappellez du papier de Valérie Vierstraete(2007)? Il se trouve que les méthodes utilisées par cette économisss de l’éducation pour évaluer l’incidence d’une hausse éventuelle des frais de scolarité sur la fréquentation des universités se basent sur les concepts qui sont mobilisés par les  »pro-hausse » pour expliquer qu’une augmentation des frais de scolarité n’a pas d’effet sur la fréquentation scolaire. En gros, MÊME si on fait l’hypothèse que l’éducation est un bien économique et qu’il faut le considérer comme un investissement(donc un bien générateur à long terme de bénéfices), la fréquentation en % va baisser si vous augmentez les frais de scolarité(le prix du bien).

    http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/modesFinancement/pdf/droits_scolarite.pdf

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