Qui sommes-nous ?

L’Agitateur est un collectif d’auteur(e)s partisan(e)s, de camarades prolétaires uni(e)s dans leur combat communiste contre l’exploitation et la destruction capitaliste. Ce blogue est une plateforme de communication partisane qui partage des outils pour une théorie scientifique matérialiste et qui dénonce ce qui dérange, choque et engage ses auteur(e)s afin de lancer dans la scène politique une perspective matérialiste de ces phénomènes. Nous visons celles et ceux qui veulent perfectionner leur maîtrise de la conception matérialiste de l’Histoire ainsi que pour celles et ceux qui cherchent à « changer les choses », mais qui sont incertain(e)s de la manière de s’y prendre.

L’Agitateur n’est pas un parti. Par contre, le collectif appelle à ce que tou(te)s les camarades s’unissent et s’organisent dans leurs organisations respectives afin d’entamer une Révolution. Celle-ci n’est pas un Grand Soir, mais un long processus d’unification des révolté(e)s dans leur lutte contre le régime capitaliste. Seul dans l’organisation violente arriverons nous à éradiquer la violence qui nous est faite. En fait, l’Agitateur aimerait ne plus avoir à être; si vous êtes un(e) camarade, cessez de lire ce blogue et organisez-vous !

Bref, l’Agitateur cherche, comme son nom l’indique, à agiter. S’il faut choquer certain(e)s dans leurs convictions, ainsi soit-il. Comme le camarade Mao Zedong disait

La révolution n’est pas un dîner de gala ; elle ne se fait pas comme une œuvre littéraire, un dessin ou une broderie ; elle ne peut s’accomplir avec autant d’élégance, de tranquillité et de délicatesse, ou avec autant de douceur, d’amabilité, de courtoisie, de retenue et de générosité d’âme. La révolution, c’est un soulèvement, un acte de violence par lequel une classe en renverse une autre.

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

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7 Réponses to “Qui sommes-nous ?”

  1. Il y aura très prochainement une adresse électronique du collectif afin que chacunE puisse envoyer des informations pertinentes, choquantes, révélatrices et choquantes en ce qui trait sur tout, autant visuelles que textuelles et auditives.

    Le tout pourra être diffusé sur le blogue sans problème et en toute anonymat. Tant que vous, camarades, visez l’optique de l’agitation pour la transformation des rapports sociaux vers une société communiste par la voie insurrectionnelle jusqu’à la révolution, c’est bon.

    C’est bien notre seule exigence.

  2. Vous êtes plusieurs? J’avais pris l’habitude de vous tutoyer.

  3. «Seul dans l’organisation violente arriverons nous à éradiquer la violence qui nous est faite.»
    Vous en avez pour combien de générations encore avant d’avoir éradiqué tous ceux et toutes celles que vous détestez ?
    Vous jouez au même jeu que les capitalistes : vous placez votre idéal au-dessus de l’être humain, en étant prêts et prêtes à violenter des gens en réponse à leurs actes violents.
    M’enfin…

  4. @ Steffen : Je ne pense pas qu’on puisse faire une révolution sans passer par la violence. Elle n’est pas désirable, elle est nécessaire. On ne change pas de modèle économique et politique (entre autre chose) comme on change de paire de pantalon.

    Comdamner toute forme de violence, c’est selon moi se condamner au réformisme. Parce qu’on se prive de nos moyens pour arriver à notre fin.

    Je ne partage pas ta position, mais je la respecte. En même temps les anarchistes feraient moins de surplace s’ils délaisseraients des conceptions du genre. Cette réflexion est à la base même du nom de mon blog, soit la fusion de l’anarchisme et du nihilisme (nihilisme dans le sens où je l’entends, je sais qu’il peut avoir différentes significations).

    Il y a eu un sondage très intéressant (selon moi) sur zmag.org dernièrement et je vais y revenir sur mon blog. Il semble y avoir corrélation entre la manière de percevoir l’électoralisme et notre façon d’envisager l’utilisation de la violence.

  5. Un changement social qui commence ou se continue dans un bain de sang ne peut pas être viable, et encore moins accoucher d’un monde juste.

    Parce que on donne le droit a une certaine catégorie de personne choisie de tuer et de semer la terreur. Ce qui se veut donc comme un pas vers l’égalité commence joyeusement en coupant au ciseau des inégalités dont les conséquences sont funestes (moi j’ai le droit de tuer, toi tu n’as plus aucun droit).

    Parce que dans le monde matériel, il faut les définir ces catégories là. (Celui qui a le droit de tuer et celui qui, selon vous, mérite d`être tué). Qui décide de cela? Une assemblée générale? Non. Dans le mode révolutionaire, il y a une couche de gens au dessus de ceux qui ont le droit de tuer qui EUX définissent les critères non seulement de ceux qui méritent de vivre ou de tuer mais de toute la révolution (comment la faire, les grands idéaux…). Bang, on se retrouve déjà avec 2 couches d’élites avant même d’avoir commencé à tuer qui que ce soit.

    Parce qu’ en exitant l’idée que donner la mort pour défendre un nouvel ordre social est plus que socialement acceptable, mais socialement NÉCESSAIRE, vous condamnez ceux et celles qui ne voudront pas faire preuve de violence à, tout d’abord, être mis de côté de la vie politique de ce nouvel ordre, puis finalement à devenir les prochains menacés (« ils sont louches, ils ne veulent pas défendrent les grands idéaux, surveillons les, enfermons les au cas où ils aideraient ceux qu’on veut tuer… ah pis finalement, éliminons les… c’est ben moins compliqué »)

    *Évidement, l’utilisation du masculin c’est pour alléger mon texte.

    Et gang… On a bien compris que vous avez une conception matérialiste, mais si ca devient votre texte de présentation, je crois que vous avez oublié de dire que vous n’avez qu’une seule solution, le communisme. Vous êtes des communistes. Mais bon c’est vrai que ceux et celles qui viennent ici on le sait, alors libre à vous de vous présenter comme vous voulez…

  6. Mouton Marron : je fais plus de 90% les articles, mais je ne suis pas le seul. Par exemple, le présent billet a été fait par une autre personne, mais je me tiens pour responsable.

    @Steffen : Pas besoin de tuer pour gagner. Cela « peut » être nécessaire selon les conditions matérielles spatio-temporelles à l’immédiat, c’est-à-dire le contexte du milieu de l’époque, mais ce n’est pas ultimement nécessaire. Mais d’analyse matérialiste, si la nécessité s’impose, alors elle sera nécessaire (et énormément de luttes de classes dans l’histoire ont démontré de la violence, autant en Amérique qu’en Afrique et Asie ; bref, partout à travers la planète et ça continue.)

    En ce sens, personnellement, j’aimerais que cela n’arrive pas du tout : sauf qu’il faut rester matérialiste, et s’il sera nécessaire d’agir de la chose, on ne peut s’empêcher de le faire (parce que dans une telle situation, ce sera une guerre civile, une guerre de classes interne). Keynes a réussi son coup à avorter (enfin, freiner) la guerre civile qui s’en venait à vue d’oeil : mais c’est temporaire.

    Certes, lorsqu’il est question de violence, c’est toujours en fonction des conditions matérielles d’existence. S’il n’y a pas de guerre civile, à quoi bon tuer ? Il n’y a aucune nécessité à le faire. On en est encore loin de ça, ici au Québec. Il faut arrêter de voir la violence comme étant un massacre de masse ou une destruction massive de tout ce qui existe.

    La violence, comme tout autre acte révolutionnaire, est et doit rester dans une ligne matérialiste.

    @Pwel : même chose pour toi que pour Steffen. Violence ne veut pas dire « tuerie par choix d’une nomenklatura ». C’est plutôt chez les capitalistes qui, par année, tuent des millions de personnes sous différentes violences de différents degrés, allant de la torture, par l’empoisonnement, la malnutrition, la pénurie d’eau, le pillage, l’occupation impérialiste (autant financière que militaire) et plus encore.

    Il faut faire attention avant de parler de « tuerie » alors qu’il n’a jamais été question de cela dans aucun de nos billets. J’invite quand même pas les gens à tuer leur voisin parce qu’il a 10$ de plus que lui … ce qu’on dit, c’est qu’il faut détruire le capitalisme par le même moyen qu’il a pris pour s’installer partout dans le monde, c’est-à-dire par la violence. Parfois dans le sang, parfois dans la contrainte, parfois dans la manipulation, parfois dans la menace. Cela dépend, et c’est la même chose pour nous : ça va dépendre. Or, c’est à ce moment (l’attaque directe contre le capitalisme) qu’on verra les véritables réactionnaires au service de l’argent qui seront prêts à TE tuer SANS hésitation.

    Jean-Loup Lapointe, ça te dit quelque chose ?

    P.S.: Dans le collectif, il y a communistes, anarchistes et anarcho-communistes. Eh oui, on s’entend très bien ! Mais tu sais, si tu as une autre solution, propose-la : tant qu’elle sort de la totalité qui est le capitalisme – c’est-à-dire « le » principe régulateur de toute chose, de tout rapport social – et qui, en somme, n’aura plus de contradictions à résoudre, là ça me va.

    Jusqu’à présent, il ne porte qu’un nom : c’est le socialisme scientifique.

  7. Selon moi, aucun meurtre ne peut se justifier par la volonté de changement politique. L’exécution politique est selon moi un simple avatar du totalitarisme. C’est aussi selon moi l’arme politique par excellence de la droite (peine de mort, indifférence devant l’indigence et la maladie, accidents de travail, disparitions de syndicalistes, etc.), et je n’utilise pas les mêmes armes que mes ennemis.

    Cependant, dans certaines situations extrêmes, il est possible que des gens soient forcés de tuer seulement pour sauver leur peau. C’est aussi possible que ces mêmes gens soient mis devant un pareil dilemme dans un contexte de lutte politique. Bien entendu, je ne voudrais jamais que ça arrive. Et je ne vois pas non plus l’utilité de s’armer dans cette perspective: je ne crois pas à la révolution armée.

    Sauf que comme l’Agitateur l’a mentionné, la violence ne sous-entend pas nécessairement l’assassinat. Résister à une arrestation passe déjà pour un acte de violence dans les médias, souvent sans qu’une seule goutte de sang (policière) ne soit versée. Lancer de la bouette à Pabsta a aussi passé pour de la violence. Idem pour les vitrines fracassées, les poubelles brûlées et même les poivrons lancés aux flics le 15 mars dernier. Je n’approuve pas la dégradation non-productive du matériel, ni les agressions, mais tout de même, il y a une différence entre bain de sang et violence.

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