Tant de révoltes dans le monde, et pourtant …

Les émeutes de ces dernières semaines pullulent la planète quotidiennement à une vitesse incroyable et s’accentuent sévèrement. Ces révoltes, qui se limitent malheureusement qu’à la simple jacquerie – c’est-à-dire un soulèvement insignifiant toujours écrasé au final -, sont à la fois politiques, raciales, sociales, économiques et religieuses. Que ce soit dans les prisons ultradisciplinaires, dans les quartiers pauvres, dans les communautés à majorité musulmane ou chrétienne, ces colères populaires se réalisent dans la violence urbaine.

La réalisation de tels actes n’est pas le fruit du hasard : c’est la conséquence extrême (et normale) des contradictions au sein du capitalisme impossibles à se résoudre dans le compromis et la paix. Ces contradictions sont le résultat des rapports sociaux de propriétés très hiérarchiques et inégalitaires du capitalisme, poussant fatalement à des confrontations et conflits directes (ou indirectes) pour que chacun ai sa part du Capital, ce dernier étant entre les mains de la vermine bourgeoise. Ce Capital est l’unique source disponible pour subvenir à sa subsistance, à ses besoins de vie. Autrement, c’est la nudité, le ventre vide, la gorge sèche et l’incapacité matérielle pour dormir – soit, la rue qui elle-même peut s’avérer couteuse.

Ces contradictions, générées par le capitalisme lui-même, gonflent à vue d’oeil et perpétueront dans toute société dont les rapports sociaux de propriétés créent des classes sociales et où les pharaons n’existent pas¹. Les causes et les raisons de ces contradictions sont interprétées de travers par les arriéréEs idéalistes de ce monde : la faute est remise à la couleur de peau, à la langue parlée, à la foi religieuse, à la paresse, à la criminalité, à la quantité de monnaie en poche – bref, à l’individualité de la personne plutôt qu’à l’organisation sociale, aux rapports sociaux qui l’enveloppent.

Cette façon de voir les choses se rapproche beaucoup des fascistes. Pour « résoudre » le tout, nous tombons inévitablement dans leur méthode. Lorsque le capitalisme n’a plus la capacité de socialement contrôler les individus par la simple contrainte, il y a recours à la violence pour garantir un meilleur contrôle sous la légitimité de propos fascistes voilés de discours fatalistes, très souvent considérés comme « normaux » et « nécessaires ». Cette violence est exercée non seulement par l’État directement par l’entremise de la sécurité comme la police et l’armée, mais aussi par les réactionnaires eux et elles-mêmes via des milices. Il n’est pas rare de voir des fascistes arméEs aider la police ou même l’armée dans la répression pour freiner et attendrir (!) les contradictions internes.

Ironiquement, la violence contestataire est lourdement condamnée et teintée de criminalité, d’illégalité, d’illégitimité, de honte, d’irrationalité, de troubles mentaux, et plus encore. Toutes les raisons sont bonnes chez la bourgeoisie et leurs vassaux réactionnaires pour neutraliser le ras-le-bol des prolétaires oppriméEs et répriméEs, ces gens regroupant la grande majorité de la planète. Après la Seconde Guerre mondiale jusqu’à très récemment, cette violence était un énorme tabou dont il ne fallait jamais faire allusion, sauf lorsqu’il était question d’une violence entre les nations comme la guerre à l’étranger. De sorte, la lutte de classes entre prolétaires et bourgeoisES (ces dernierEs étant les actionnaires, les gestionnaires, les détenteurs et détentrices des moyens de productions, de ventes et d’actions) a été freinée, ralentie, engourdie et détournée vers un ennemi public, un ennemi commun, autant au national qu’à l’international.

Par exemple, l’ennemi public de l’Europe, c’est l’immigration et tout ce qui lui compose comme les sans-papiers. Nous le voyons très bien au sud de l’Italie où les immigrants africains sont chassés et tués par des pourritures de milices fascistes, contraignant plusieurs à fuir le pays sans recevoir leurs moyens de subsistances – c’est-à-dire leur salaire -, et d’autres à se révolter. Or, ces révoltes sont réprimées par l’État fasciste lui-même qui limite le plus possible l’immigration dans toutes les instances du pays, autant à l’école que dans le Capital, voyant celle-ci comme une plaie. Au niveau mondial, l’ennemi public est le musulman, précédé du soviétique, qui représente une menace terroriste. Solution ? Plus grand contrôle social par les écoutes téléphoniques, les lectures électroniques, l’espionnage à domicile et au travail, ainsi qu’une présence et équipement plus accrue des milices légales (la police, agences de sécurités, etc).

Tant de révoltes dans le monde, et pourtant … aucune ne se réalise ici.

Toutes les conséquences et avancées fascistes se réalisent par contre, sur tout le globe terrestre en fait, sans même qu’il n’y ai de soulèvements populaires dans la province ! Pourtant, la mafia italienne (sans oublier les autres ordures comme les motards) a son gros cul bien assis sur les bancs du pouvoir public : dans les commissions scolaires, dans la police, dans le parlement, dans l’Assemblée Nationale, dans les bureaux des moyens de diffusions de masses (les médias) et partout ailleurs où ces parasites peuvent s’infester. Qui gère les gangs de rue ? Les motards ! C’est-à-dire ? La mafia ! Qui a généré la mafia ? Le monstre du Capital lui-même !

La corruption frappe de plein fouet toutes les instances administratives et politiques de la province, les brutalités policières grondent, l’appauvrissement des prolétaires augmente, la réduction des droits des prolétaires grandit et aucune révolte ne se manifeste. Bien que nos conditions matérielles à l’immédiat diffèrent quelque peu avec celles des autres territoires où les révoltes ont lieu, il demeure néanmoins que nous possédons toutes les raisons du monde de se révolter : le problème central est et reste le capitalisme, rien d’autre.

Tant et aussi longtemps que le capitalisme respirera, ces injustices grotesques se diaboliseront, le fascisme reviendra morceau par morceau et une guerre civile sera inévitable pour résoudre une bonne fois pour toute les contradictions internes au sein même du capitalisme qui en est le seul et unique responsable. Arrêtez de lire ce blogue et organisez-vous dès maintenant à la lutte armée et révolutionnaire !

En avant avec la milice rouge !

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¹ Dans la société égyptienne du temps des pharaons, il n’y a jamais eu de révoltes puisque « Dieu sur Terre », qui était le pharaon, était responsable de tout, à la fois de la création et de la destruction. Donc s’il y avait famine, c’était Dieu (le pharaon) qui le voulait ainsi, et vice-versa. Cette fusion extrême entre la religion et la politique a empêché toute révolte interne.

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Une Réponse to “Tant de révoltes dans le monde, et pourtant …”

  1. Nous faisons tous les 2 mois un magazine vivant à l’espace Jemmapes dans le 10ème à Paris. Principe de mardi ça fait désordre: des interventions courtes faisant alterner, poésie,questions de société,impertinences, musique. Le prochain aura lieu le 6 juillet à 20h .Plat chaud ou froid à partir de 19h. Entrée : 5 €

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