En ce Jour de l’An bien religieux

Une nouvelle décennie s’annonce. Une décennie qui ne sera pas en rupture avec la précédente, mais en continuité avec celle-ci. Ce qui marquera cette continuité, c’est le Jour de l’An, précédé de Noël et autres fêtes païennes.

Le Jour de l’An provient du calendrier Julien crée par Jules César pour l’aligner avec le Soleil afin d’éviter que nous intervenons à chaque fois pour le corriger annuellement. Le jour de l’an était autrefois le premier mars (décembre étant le 10e mois). Ce calendrier fut réajusté entretemps par plusieurs hommes politiques de la Rome Antique. Réformé ensuite par le pape Grégoire XIII, celui-ci donna naissance au calendrier grégorien qui avait pour but de maintenir en place la journée de la renaissance du Christ qui déviait graduellement vers l’été. Des réajustements de ce calendrier s’ensuivirent pour maintenir Noël avec les fêtes païennes du Nouvel An dans l’année. La nouvelle année représente dans la tradition chrétienne la circoncision du Christ (soit 8 jours après la naissance).

C’est ce calendrier qui est présentement majoritaire dans le monde.

Des tentatives laïques et athées ont été réalisées dans la dernière partie du siècle pour établir un calendrier fixe ou un calendrier universel. Le premier vise à une uniformité de 28 jours pour chaque mois et le second à quatre trimestres identiques de 91 jours. Le calendrier fixe a été brutalement rejeté en raison de sa « radicalité athée », c’est-à-dire qu’il ne suivait pas la tendance religieuse chrétienne. Le calendrier universel a aussi été rejeté par les chefs religieux de ce monde parce qu’il ne respectait pas le cycle de semaines à sept jours dont certaines journées étaient sacrées par les religions monothéistes.

Par le temps, cette journée s’est incrustée dans la société en fonction des conditions matérielles d’existences à l’immédiat, plus précisément des rapports sociaux de propriétés. Sans limite dans la quête du profit, les capitalistes ont cherché à trouver des moyens de capitaliser cette journée chrétienne et, graduellement, la rendre accessible à un maximum de personnes, aussi athées soient-elles, afin d’augmenter le plus possible leurs revenus. Son intervention inévitable a adouci l’aspect religieux pour rendre la journée plus festive.

Aujourd’hui, cette journée s’est très bien intégrée dans le capitalisme avancé. Elle profite beaucoup aux artificiers et distilleries capitalistes dans la logique fordiste où l’association entre consommation et production de masses, et divertissement font un ménage explosif. Non seulement cette journée gonfle les coffres de la bourgeoisie (regroupant actionnariat, patronat, gestionnariat, etc.), mais en plus elle garantie l’abrutissement des masses prolétaires sous le joug capitaliste qui n’y voient qu’une « simple fête normale et agréable ».

La seule et véritable voie qui se sépare à la fois du capitalisme et de la religion comme institution, c’est bien le communisme (qui est ultimement la même chose que l’anarchisme). Pour rompre avec l’institution religieuse encore bien présente comme en témoigne le simple refus du calendrier universel et fixe, et pour rompre avec le joug capitaliste qui l’a repris en y mettant une étiquette monétaire, c’est par l’insurrection jusqu’à la révolution que cela doit se faire. La simple parole n’y fera rien.

D’ici là, camarades, je vous souhaite (!) en cette année 2010 une bonne insurrection par l’organisation, la planification et l’armement révolutionnaire !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :