La sociale-traitrise: ennemie intime du prolétariat

Le front commun « super-full-politico-socialisss-de-gauche-libérateur » de la CSN avec la FTQ et le SISP concernant les 475 000 emplois de la fonction public m’a fait penser à cela l’autre jour : c’est inutile et aberrant. Non seulement inutile, mais aucunement en contradiction concrète avec la bourgeoisie, avec le gouvernement, avec le capitalisme.

Chaque fois qu’il est question de lutter, d’aller de l’avant, de « résister » aux injustices politiques, aux inégalités sociales, aux contraintes économiques et aux corruptions médiatiques, tout mais absolument tout se limite à la simple parole du réformisme. C’est la conception du monde dans lequel tout peut être réformé, que tout peut graduellement changer, graduellement pencher de cap vers un monde meilleur, et ce n’est qu’une question de quantité et d’accumulation de combats pour atteindre ultimement le socialisme au sein de la société. Cette façon de voir les choses, cette manière de faire (s’il y a lieu) et cette méthode de raisonnement, épurée de tout matérialisme dialectique, sont désuets.

Mettons d’abord certaines choses au clair : le réformisme n’a rien d’une entité divine, d’un concept idéologique indépendant ou d’une philosophie de vie. C’est plutôt la représentation de classe à l’immédiat de la société, c’est-à-dire les fondements matérielles qui forgent la pensée sociétaire. En ce sens, le réformisme est une représentation en idées des conditions matérielles d’existences des progressistes de la société québécoise et bien d’autres. Ce courant domine actuellement les instances syndicales, les politiques des partis, les organismes et les associations.

Cela fait bien l’affaire de la bourgeoisie et des sociaux-traitres.

La stratégie réformiste, c’est la défense par la bureaucrassie des syndicats – et principalement. Elle se restreint à préserver du mieux qu’elle peut les acquis du prolétariat avec des capacités de frappe toujours moindres et martelées. Les acquis du prolétariat ont été gagnés par des attaques dirigées contre les tentacules du capitalisme, c’est-à-dire aux excès et aux abus qu’il génère inévitablement, mais sans toucher le capitalisme lui-même, la tête, le noyau, la racine, la source, la génératrice de ces abondances de misère. Les armes réformistes employées ne dépassent jamais la grève, cette dernière étant souvent isolée et bêtement couteuse au final, amenant à d’innombrables échecs – particulièrement en ces deux dernières décennies.

Chez les disciples de l’exubérant pacifisme puant, il y a toujours une pressante condamnation de tout mouvement, aussi révolutionnaire soit-il, qui oserait sortir du cadre légal bourgeois dans lequel le réformisme est coincé. Dans ce cadre, peu importe ce que vous allez faire, tant que vous vous conformez aux règles imposées par la bourgeoisie, vous perdrez toujours et encore. A agir au-dessus de la grève c’est surpasser le lobbyisme comme moyen de lutte et l’encre sur papier comme moyen d’action, mettant ainsi en danger le Capital. Une telle mise à risque de la bourgeoisie sonne aussitôt l’alarme chez la milice du Capital afin de garantir une sécurité maximale, c’est-à-dire une protection du mode d’organisation capitaliste, des moyens de productions sous possession bourgeoises et des propriétés privées.

Les réformistes ne veulent pas en aller jusqu’à là : c’est plutôt laissé aux communistes et anarchistes. Sauf que… « ah ben ga’ don’ ça, y’existent pu ! », démontrant et « prouvant » dans un sens que ce n’est pas la volonté des masses prolétaires de la société d’entrer en conflit avec la bourgeoisie, mais bien d’être indirectement complices. Après tout, elle n’est pas si mauvaise que ça : faut juste dialoguer avec et tout rentrera dans l’ordre, même à coups de matraques, de menaces et de mises à pied.

Lénine disait que limiter le moyen de lutte à la grève était futile, ce qui est contraire à l’évolution permanente des armes utilisées contre la bourgeoisie selon la dialectique marxiste : l’histoire évolue, mais les moyens d’actions aussi doivent évoluer dans le même sens. La dialectique marxiste dans sa pratique dit qu’il ne doit plus y avoir de salariat, d’État et de classe sociale au sein de la société. Les instances syndicales, c’est-à-dire le réformisme en groupes organisés, ne visent d’aucune manière un tel objectif. Au contraire, c’est une amélioration du salariat, une meilleure gestion Étatique et une légère (pour ne pas dire maigre ou nulle) réduction des écarts entre différentes classes sociales. Le problème interne du prolétariat n’est pas le Capital en soi et ses rapports marchands, mais précisément le réformisme.

Marx et Engels n’ont jamais cessé de le répéter : « l’ennemi intime du prolétariat n’est pas, au niveau de l’organisation et du programme révolutionnaire, le grand capital, mais les structures et l’idéologie petites-bourgeoises[, c’est-à-dire : le réformisme] ».

N’oublions pas que ce courant ne cherche pas l’unité complète vers le socialisme, le communisme. Les syndicats s’organisent par secteur de travail : professorat, mine, épicerie, dépanneur, etc. Lorsque ce sont des confédérations (comme la CSN) ou de partis unitaire (comme QS) , sa fonction n’est que de coordination entre multiples syndicats, organisations, associations. Dans les conflits de travail (ou d’études), ces bureaucrates syndicaux-ales ne font que négocier et faire la médiation entre les prolétaires et les capitalistes. Le révolutionnaire défunt Tony Cliff disait qu‘« en même temps, les bureaucrates syndicaux[-ales] ne sont pas des travailleurs[-euses]. Ils [et elles] ne sont pas exploité[e]s par les capitalistes ; ils [et elles] ne vivent pas sous la menace permanente d’être viré[e]s. » Nous pouvons le constater avec les centrales syndicales au Québec, ainsi que les fédérations étudiantes et tout récemment l’ASSÉ avec sa demande de salarisation en congrès …

Ce même révolutionnaire disait qu’il y avait deux châtiments réservés au mouvement révolutionnaire s’il ne suivait plus sa ligne de base : l’opportunisme et le sectarisme. Dans notre cas intéressé, c’est l’opportunisme : avancer selon les « occasions présentées » et les « chances offertes à l’immédiat », soit se contenter des miettes jetées par le capitalisme pour nous berner et maintenir en esclavagisme. Il rappelait que « l’opportunisme consiste à céder à la pression d’un courant qui pousse vers la droite. Le gauchisme évite ce problème en sortant de la rivière pour regarder en sens opposé et dire : « regardez comme je suis fidèle à mes principes ». En pratique, c’est une autre façon de capituler à la pression du courant. ». Cela touche aussi bien un parti qu’un syndicat réformiste.

Cette citation m’oblige à préciser quelque chose : il est possible d’y interpréter une « lutte d’idées » à l’interne de l’organisation politique. Ce qu’il faut comprendre, c’est que si la pression du courant poussant vers les idées réactionnaires est présente, il faut la combattre. Se retirer de ce combat des pensées erronées et contraires au matérialisme dialectique, c’est condamner à mort l’organisation dans laquelle vous êtes et causer un sérieux retard à la révolution prolétaire. Comme Lénine disait : « sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire ».

Entre vous et moi, l’embourgeoisement d’une organisation politique n’a rien de révolutionnaire, et tout laisser faire est réactionnaire … Il est certain qu’une fois le point de non-retour atteint (c’est-à-dire l’acte de décès signé), mieux vaut concentrer ses forces ailleurs que de nager à contre-courant.

Le réformisme tue la révolte au lieu de l’exploiter, ce qui fait l’affaire des capitalistes vomissant leur dogme de la « paix sociale » à longueur de journée, tout en se masturbant sur notre soumission si jouissive. De sorte, ce courant pratique la dilution au sein des consciences politique et de classe des forces productives, les réduisant à l’impuissance et l’atomisation. Cet illusionnisme n’a rien de bon pour nous, prolétaires : ce n’est qu’une simple fausse conscience heureuse, soit une vive joie d’être aliénéE et diviséE. C’est l’ancrage dans la symbiose petit-bourgeois avec l’idée que la révolution viendra par les réformes.

Nulle victoire n’est possible sous le réformisme.

Jamais les réformes renverseront le capitalisme et bouleverseront les conditions matérielles d’existences actuelles. Couper une tentacule ou l’éloigner par le feu n’est que temporaire : elle ne tardera pas à repousser ou revenir. Ce qu’il faut, c’est pulvériser ce qui manipule ces appendices, soit le capitalisme. Pour y parvenir, la lutte armée par la guerre civile révolutionnaire, la guerre des classes est primordiale : de l’insurrection à la révolution. Rien d’autre.

En avant avec la dialectique révolutionnaire !

6 Réponses to “La sociale-traitrise: ennemie intime du prolétariat”

  1. « Rien d’autre »

    Et d’un coup, tu balaies du revers de la main toutes les victoires sociales qui ont apporté un changement, mais qu’on peut pas étiqueter de « révolutionnaires ». Comme si on pouvait vraiment voguer de Révolution en Révolution…

    Les mouvements antinucléaire, pacifiste, pour les droits civiques des années 1960 sont un exemple de prise de conscience à grande échelle qui a changement durablement les mentalités, sans évidemment lever tous les obstacles. Faut-il s’en priver pour autant?

    Ce « tout ou rien » relève de l’intransigeance… ou de la puérilité.

    « Il s’agit aussi d’une conception autoritaire de l’émancipation : elle est dite d’en haut, elle est jugée d’en haut. C’est ainsi que tant d’intellectuelles de gauche passent une bonne partie de leur activité pensante à maudire le peuple qui n’est pas à la hauteur de l’histoire. »

    Et avec tout ça, avec ta vision noir ou blanc, tu vas probablement me taxer de réformiste…

    Une lecture : http://www.ababord.org/spip.php?article909

  2. Je ne rejette du revers de la main aucunement toutes les victoires sociales : c’est génial et très important. Le problème, c’est que ces changements sont temporaires, tu le vois très bien toi-même.

    La génératrice (le capitalisme) de toute cette misère persiste et revient de force sous le voile de différences raisons pathétiques pour justifier et légitimer ses actes. Pour te donner un exemple concret tout récemment, les mises à pied ont été expliquées par les bourgeoisES que c’était dû à la crise économique, que c’était imprévu et qu’il était nécessaire de trancher partout dans les services sociaux (autant ici qu’ailleurs). Que l’unique moyen était de travailler d’avantage, de consommer plus mais d’être moins payéE.

    Dans ce cas, à quoi ont servi les ultimes combats pour des conditions de travail décents ? Simplement à nous engourdir et se dire que finalement, un capitalisme à visage humain est bien correcte. Les conflits de classe reviennent lourdement en force, et les dogmatiques du pacifisme vont remettre de l’avant leur idéal déconnecté des conditions matérielles que tout, mais absolument tout doit se faire dans la paix sociale. Or, cette paix sociale, c’est justement ce que veut la bourgeoisie.

    Tant que tu ne le menace pas, que tu ne le mets pas en danger, que tu n’élève pas la conscience politique à un autre niveau, ces luttes insignifiantes et temporaires persisteront. Nous lutterons encore et toujours pour la même chose, sans jamais atteindre la finalité.

    Je suis pour le non-encadrement des actions au sens strictement politique et révolutionnaire. Le pacifisme encadre toute action des masses, volonté des masses, outils et moyens de luttes des masses ; pas la violence révolutionnaire qui permet, en rapport avec les conditions matérielles à l’immédiat, d’aller très loin si nécessaire selon les cas.

    Par contre, il ne faut pas oublier les importantes luttes dans le sang, la sueur et la misère qui persiste encore aujourd’hui pour obtenir des conditions de vie plus humaines. Il n’y a qu’à penser aux révoltes hebdomadaires et mensuelles des bidonvilles et périphéries d’Afrique, d’Europe et d’Asie, ainsi que de l’Amérique Latine dont les moyens n’ont rien de pacifique.

    Lorsqu’il y a haine, il faut l’exploiter et non la réduire à néant comme le font les ardentEs du pacifisme. Réduire cette haine à la simple parade rurale ou de festivités, c’est tuer le désir grandissant d’un monde meilleur. Pour ton information, la révolution n’est pas un diner de gala : si tu n’es pas capable de concevoir le prix à payer pour mieux vivre, et que tu persiste à rester dans le pacifisme, oui tu es réformiste.

    Tu sais, entre 10 grèves et une lutte armée, je préfère une lutte armée. À un moment donné, ça suffit les multiples réformes répétées. Patiner sur place n’a rien de bon.

    Pour ce qui est du « noir ou blanc », je t’invite à lire : http://pcr-rcp.ca/fr/sm/4b.php

  3. Pacifisme et réformisme ne sont pas synonymes.

    D’ailleurs, je profite de l’occasion pour dire que je n’ai jamais revendiqué l’étiquette de pacifiste. Je sais pas ce que ça veut dire et surtout, je ne sais pas quelle définition tu donnes au pacifisme. Y’a un monde de nuances entre être Gandhi et faire des appels à la violence comme tu le fais.

    Quant aux victoires sociales que tu qualifies de réformistes, elles sont nécessaires. On vit dans le monde réel. De vraies personnes bénéficient des avancées sociales. Faut seulement comprendre que ces revendications s’inscrivent dans une vision, qu’on ne peut pas se contenter de ces victoires.

    « Tu sais, entre 10 grèves et une lutte armée, je préfère une lutte armée. »

    Ta lutte armée sera tout aussi inutile, sinon plus, que ces grèves, si elle tient dans le vide. Or – et en toute honnêteté je n’ai pas lu de A à Z le contenu – ton blogue semble se contenter de dire « Come on les soumis, faites des grèves violentes comme dans l’Asie du Sud-Est! Eux autres savent se battre!! »

    Y’a énormément d’éducation et d’information à faire avant d’envisager un soulèvement, si c’est vraiment la bonne voie à prendre. Brûler de la poudre pour brûler de la poudre, je vois pas l’intérêt. La « Révolution » ne se fait pas sur les champs de batailles. Combien de révoltes armées pour des changements radicaux des institutions (c’est ça, une révolution)?

    Si on veut pas se faire baiser après, par des gens qui voudront noyauter le mouvement populaire, vaut mieux savoir ce qu’on veut avant. Et tout ce que je vois dans ton discours c’est : révoltons-nous, ici, maintenant.

  4. Déchet social Says:

    Athos,

    Certes, tu sembles prôner le réformisme et le pacifisme puisque tu appuies à la fois, des réformes et que tu exclus la violence dans ton discours (à moins que tu sois d’accord pour lutter violemment sur la base d’un projet social défini).

    Dans le manifeste insurrectionnel, il est prôné de bâtir une société égalitaire: le communisme. Puisque nous sommes de la classe prolétaire, nous sommes dominé-e-s, car nous ne possédons pas nos moyens de production et que l’État détient le monopole de la violence et il est également le «comité d’affaires de la bourgeoisie». Le droit libéral garantit la propriété. Tout est organisé pour servir une seule classe sociale et de soumettre le prolétariat à l’esclavage.

    Je crois qu’il faut rompre avec l’État pour atteindre le communisme, anéantir les classes sociales, les inégalités et le capitalisme. Veut-on changer notre société radicalement ou continuer indéfiniment à sortir dans les rues pour crier contre des projets de loi et de constater la misère quotidienne alors que le gouvernement ne nous écoute pas?

    Et que dire de l’information, de la propagande?! Depuis deux siècles que nous sommes arrêté-e-s à cette étape. Oui, il faut informer davantage, mais il faut une organisation parallèlement à la propagande et aussi, l’achat d’armes et l’initiative d’émeutes. L’État est violent, le capitalisme est bien ancré. Nous devons répondre de la même manière: par la violence! Il ne faut pas se limiter à ces séances de masturbation intellectuelle que les universitaires chérissent. Continuons de se balader avec des pancartes à la main sur une distance d’un kilomètre. Je suis certain que notre ennemi tremble devant notre grand soulèvement…

    Bref, je ne peux que trouver un terme pour te qualifier et j’ai choisit: stationnaire. Des idées qui ne se matérialisent pas dans la réalité sociale. C’est la promotion du statu quo permanent. Je n’ai pas de définition exacte, mais d’après moi, le terme stationnaire qualifie de ce qui est inerte, inactif, qui se résume à critiquer sans mettre en oeuvre quoi que ce soit.

  5. Mais tu vis dans quel monde? Tu la sens, toi, la grogne populaire prête à exploser en une insurrection formidable? Tu réussirais ce matin à réunir 100 personnes déterminées à prendre d’assaut une institution X, le reste de la population va regarder au télé-journal de 18 h ce soir « une bande de terroristes anarchistes » se faire écraser par la police et l’armée. Et tu penses qu’après ça, tout ces gens vont devenir sympathiques à ta cause?

    Et évidemment, tu joues à je-suis-plus-radical-que-toi. Chasser le réformiste dans les rangs de la gauche révolutionnaire, un sport national. Pour ceux dont le contenu passe à la trappe, en tout cas.

    T’es fort quand même. J’écris trois commentaires sur ce blogue, et on arrive à m’étiqueter comme stationnaire. Pourtant, j’ai pratiquement rien écrit de ma vision des choses.

    Je critique seulement le fait que ce blogue prêche dans le vide l’utilisation de la violence pour arriver à… oui, pour arriver à quoi? On ne le sait pas. Quelles institutions permettront aux gens d’avoir réellement une voix après cette grande coupure dans l’Histoire? Que sera-t-il fait pour qu’après cette superbe révolte sanglante, on ne reproduise pas les mêmes structures coercitives? Va-t-on vraiment me sortir le programme du PCR?

    Ce blogue n’en parle pas. Il met la charrue devant les boeufs. Il dit : révoltons-nous, pas de questions sur la suite des choses. C’est mon seul point. Et on arrive à me qualifier de stationnaire parce que je dis une chose qui tombe sous le sens. Pour tous ceux, en tout cas, qui ne sont pas bandés devant l’idée d’une insurrection armée bâtie sur absolument rien, qui ne vivent pas dans un jeu vidéo. On appelle ça « fétichisme de la violence », et c’est aussi consistant qu’un enfant de 16 ans en révolte.

  6. Athos, je suis en opposition à une majorité de ce que tu dis.

    Les « victoires sociales » dont tu as parlé, une bonne partie d’entre-elles sont libérales (c’est-à-dire : aucunement révolutionnaire, ni même social-démocrate ou socialiste !) qui n’ont eu pour fonction que d’engourdir les masses, les berner et leur faire croire qu’avec ça, ils vont mieux vivre de façon permanente.

    Tu dis que ces victoires réformistes sont nécessaires ; je te dis qu’elles sont nuisibles à long terme et inutiles du point de vue d’un monde meilleur, d’un monde communiste. Le monde réel, ce n’est pas les parades avec pancartes dans les rues : le monde réel, c’est un milliard qui crève de faim, près de 3 milliards avec un salariat minable, 4 milliards bientôt sans eau potable et accessible, un milliard dans l’extrême pauvreté : le monde réel, c’est l’oppression capitaliste au jour le jour partout à travers le monde, et les pays les moins touchés sont les pays impérialistes comme le notre étant donné qu’ils volent les richesses à l’extérieur du territoire.

    Tu as plus de liberté parce que l’autre lui a été arrachée.

    Il est drôle que tu fasse référence à Gandhi : savais-tu que l’indépendance de l’Inde ne s’est pas fait dans la paix sociale et la gentillesse ? Il y a eu beaucoup de sang coulé, et Nehru, un proche ami de Gandhi, s’organisait avec des camarades nationalistes pour vaincre l’impérialisme britannique avec les armes. Mais Nehru, on l’oublie souvent pour laisser place à Gandhi : le dogme de la non-violence nous fouette sévèrement.

    Mon blogue se contente ultimement d’agiter, point final. Ce n’est pas un blogue pour dire quel monde doit avoir lieu selon quelle méthode, quelle manière, à quel moment et avec qui. Je peux expliquer rapidement quoi faire sans préciser quelles étapes entreprendre puisque cela varie selon les lieux et le temps. Ce blogue se veut donc provocateur pour pousser le lectorat à s’organiser, comme bon lui semble, et agir concrètement dans la réalité, selon ses moyens et capacités. Par agir concrètement, je veux dire « possibilité de transformer le monde ». Celui qui ne transforme le monde (ou ne tente de) perd sérieusement son temps.

    Parler d’éducation et d’information, c’est ce qui est dit depuis déjà trop longtemps : « mais on va juste les éduquer, ils vont finir par comprendre ! » Il ne faut pas prendre les masses pour des pures imbéciles et troudkistes. Sans conscience politique, nulle révolution : t’as beau les informer d’un million de trucs, ils ont beau tout connaître, cela ne changera pas leur conscience politique vide de désir d’insurrection, de révolution.

    Dire que la révolution ne se fait pas sur les champs de batailles, c’est gravement omettre la réalité historique d’énormes révolutions par le passé et présentement. La révolution n’est pas un diner de gala, ne l’oublie pas. Ce n’est pas une discussion entre intellectuelLEs avec un cocktail et des brochettes. Tout se fait sur le terrain. Tout est matériel. Absolument tout.

    Tu semble être très pessimiste et effrayé à l’idée d’une violence dans la lutte, soit la lutte armée ou guerre des classes. Comme si nous ne pouvons plus rien faire, que simplement la masturbation intellectuelle (comme dit Déchet Social) était l’unique possibilité disponible à notre époque, à notre présent. Or, c’est faux : tous les moyens sont là, il n’y a qu’à les saisir.

    Et cesse de radoter sur ce que ce blogue est : tu l’as même pas lu au complet, tu n’as même pas tout analysé. « Pas d’enquête, pas droit de parole ! ». J’ai fait beaucoup de billets en expliquant pourquoi la violence est nécessaire, et pourquoi c’est encore d’actualité à notre présent, et comment on le fait (sans super préciser), par quels moyens nécessaires, etc. J’ai expliqué à multiple reprises, et tu ose dire qu’il n’y a rien de tel sur le blogue ?

    Je t’invite à tout lire dans la catégorie « propagande » avant de dire de telles choses. Nous (le blogue) l’avons dit à plusieurs reprises à quoi nous voulons arriver : au communisme par la guerre populaire prolongée, passant par l’insurrection pour démarrer la guerre civile révolutionnaire (guerre des classes).

    Tu t’y oppose ? Tu es contre la violence ? Contre la dialectique révolutionnaire ? Ne visite plus le blogue, c’est tout.

    Aussi, je t’invite à lire le manifeste insurrectionnel du blogue qui résume notre position face au monde dans lequel on vit. Prétendre qu’on changera le monde grâce à un micro et du Chomsky, Marx rirait dans sa barbe avec Engels.

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