La rue : avec la violence ou le pacifisme ?

Violence vs. Pacifisme

Être pacifique, c’est déjà voué à l’échec. Rester doux et gentil, la matraque embrasse quand même notre joue. Alors tant qu’à se faire matraquer gratuitement, allons-y avec la violence : nous n’avons rien à perdre puisque nous perdons déjà à se laisser faire.

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2 Réponses to “La rue : avec la violence ou le pacifisme ?”

  1. déchet social Says:

    Pour lutter contre l’appareil étatique violent, il faut être violent-e. Les policier-ière-s ne font pas la différence entre des manifestant-e-s violent-e-s ou pacifiques. Les forces de l’ordre tabassent unanimement ces «dangereux-ses contestataires» bien qu’il existe des mesures de repérage des «leaders» du mouvement ou bien d’user les techniques de profilages social et racial pour procéder aux arrestations (et ce peu importe le moment).

    Qu’est-ce qui empêche les manifestant-e-s d’être violent-e-s? Si l’on prend le cas du Québec, on sait que le pacifisme est largement prôné. Nous avons un certain fanatisme de l’image que l’on projette dans les médias de masse lors des manifestations et des grèves. Même les cols bleus étaient bien gentil-le-s lors de leur arrêt de travail de 24 heures. Il existe une volonté de sensibiliser la population, qui est, généralement aussi allumée qu’une ampoule de 1 watt. Cependant, les prolétaires, n’ayant même pas conscience de classe, continuent de croire que la paix et la sécurité peut nous apporter confort et prospérité. Bref, le désir de graduer dans la société capitaliste pour devenir petit bourgeois.

    Ensuite, pour ce qui est des manifestant-e-s, il y a la crainte de l’arrestation et de la répression policière. La poignée de militant-e-s est réduite à un nombre si limité que la plupart d’entre eux et elles s’est fait arrêter. L’ordre de se présenter à plusieurs procès peut freiner le pouvoir de certain-e-s à lutter violemment. C’est dispendieux et aliénant de comparaître. Il y a également la peur d’être matraqué-e. Sur le front devant les policier-ière-s, la matraque surprend jusqu’à ce qu’on la reçoit contre notre corps. Puisque la «masse» recule toujours, les plus violent-e-s reculent eux et elles aussi pour ne pas être les seul-e-s à lutter contre un nombre très supérieur des agent-e-s de la «paix» par rapport au nombre de manifestant-e-s. Aussi, une personne pacifique reçoit habituellement un ou deux coups de matraque, mais depuis l’arrivée du taser et de son utilisation abusive menant à la mort constitue un frein à la lutte violente pour le petit peuple québécois.

    Malheureusement, la violence n’est pas dans notre culture et il est absolument nécessaire de planifier une lutte intense pour le prochain 15 mars et le 1er mai. Les manifestations doivent être organisées, y avoir des tactiques, des techniques de lutte pour écraser le SPVM (dans le cas montréalais). Cependant, il est quasi impossible de rassembler un nombre important de militant-e-s violent-e-s. Le pessimisme est une entrave à la réalisation d’une grande révolution.

  2. robeusgeopoliticus Says:

    Ça fait réfléchir ça… Bravo!

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