L’UQÀM et ses (anciens) murs …

Que sont devenus les fameux murs estudiantins du 2e étage du pavillon Hubert-Aquin de l’UQÀM ? Observez par vous-mêmes.

Local d'association étudiante d'Histoire

Association de Travail Social et Science Politique

Angle différent, vers le couloir

L’administration de l’UQÀM continue et continuera de provoquer les étudiantEs les plus conscientiséEs et les plus combattifs-ives (bien que nombreux et nombreuses d’entre eux et elles sont aussi audacieux et audacieuses que des brebis) tant et aussi longtemps que ceux et celles-ci n’adopteront pas de théorie révolutionnaire.

Ce n’est qu’un maigre exemple pour montrer la pusillanimité des étudiantEs face aux actions insignifiantes des gourous de Corbo, mais assez fortes pour avoir un impact. Elle fait tout pour décourager les étudiantEs et les empêcher de recommencer une autre grève : elle a frappé dans les horaires, dans les frais, dans les modalités de travaux, dans les locaux associatives, et maintenant dans son histoire de 2005 où des heures et des heures ont été passées pour colorer ces murs autrefois fades.

Réveillez-vous : l’administration veut votre soumission.

Merci à Chercher des poux ? pour ces photos ma foi… provocantes.

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5 Réponses to “L’UQÀM et ses (anciens) murs …”

  1. En plus, plein de peintures dataient d’avant 2005.

    Mais je comprend mal ce que tu veux dire par « adopter une théorie révolutionaire » dans le cas présent.

    Parce que si on adoptait une vrai théorie révolutionnaire on n’irai tout simplement plus à l’école organisée par le haut. Surtout une université étatique.

  2. Ce que je veux dire par là, c’est qu’on irait à l’école pas pour se conformer, mais bien pour étudier l’ennemi et éventuellement transformer nos classes en comités révolutionnaires pour la lutte et se gérer nous-mêmes !

    Parce que là, il n’y a aucune ligne directrice ; aucune théorie révolutionnaire commune, et on se plante à chaque fois, chacun de son bord.

    • C est ça la beauté de la « gauche » cher^^

      La multiplicité des actions et des opinions est acceptée. Sinon on serait dans « l’autre gang » qui avale les ordres et l’ordre établit par d’autres sans rouspéter.

      Mais tant qu’à organiser et diffuser une théorie révolutionnaire je vois mal pourquoi on aurait besoin de parasiter des classes faites par d’autres. Surtout quand on parle de l’UQAM, qui est la moins « pensée dominante » de la gang (mais ils travaillent fort pour que ça change). Qu’on s’organise et brainstorm entre nous et il devrait en sortir quelque chose de nouveau et d’efficace. Sans nécessairement que ce soit un consensus, et sans que ce soit une pensée révolutionnaire prémâchée par d’autres.

      Et « l’ennemi » est tout autour, je ne pense pas qu’on ait besoin de payer 3000$ par année pour le connaitre. À moins de tourner ses propres armes contre la pensée dominante. Mais je n’en vois pas beaucoup ici qui se garochent pour avoir une formation d’avocat, d’administrateur ou de banquier . Pourtant ça serait rudement utile.

      Je te sens découragé parce qu’on est pas capable de faire front commun… C’est peut-être en diversifiant et en modernisant le discours et les méthodes qu’on va le plus se rapprocher d’un front commun.

      Mais bon. J’ai beaucoup de questionnements, mais pas de solutions…

  3. Putsh ! À ki ? Says:

    Comme tu le soulèves, il est fort improbable que les solutions viennent du milieu académique qui – huez-moi si j’ai tords – fabrique la classe dominante de demain. Tout individu possédant des diplômes (moi le premier) devrait être automatiquement suspecté de posséder de fortes attaches envers le monde bourgeois.

  4. Il est rare que je réponde à mes commentateurs-trices. Habituellement, je leur laisse la libre parole de critiquer, insulter, encourager et analyser mes billets. C’est toujours apprécié. Je vous encourage de continuer.

    Pwel, l’université actuelle est en effet sous l’emprise de la bourgeoisie, véhiculant l’idéologie dominante dans le but de forger les « prochainEs » vers ce que la société dans laquelle on réside nomme « idéal ». Cet idéal est nécessaire à la bourgeoisie pour maintenir leur position de domination et mousser toute idée, toute volonté, toute motivation à la révolte, l’insurrection, la guerre des classes. Mais cette situation peut se transformer et devenir à notre avantage, sauf que sans une théorie révolutionnaire (et donc, sans ligne directrice, sans « but commun », sans « finalité commune vers une nouvelle société », nous sommes contraintEs de rester dans cette situation très avantageuse pour la classe dominante et dirigeante).

    Reste que comme tu le dis, nous n’avons pas besoin de payer des sommes astronomiques pour connaître son ennemi. Or, nous le voyons par nous-mêmes : sans l’école, nos chances de sortir de l’inconscience de l’aliénation sont… inexistantes. J’ai sorti de la pensée dominante par l’école à la base, et depuis je rentre souvent en contradiction avec mes professeurEs qui vomissent pour la plupart des propos réactionnaires et anticommunistes. Or, comme tu le dis, une bonne chose serait de retourner les armes de l’ennemi contre lui : c’est ce que j’encourage quotidiennement. La bourgeoisie fait tout pour que l’on reste berné, et si l’on se mets en rogne elle fera répression. Pourquoi ne pas aller plus haut en l’attaquant et chassant du pouvoir qu’elle nous a exproprié ?

    Sinon, je ne suis pas découragé mais dégoûté par l’excessive et maladive timidité que les militantEs et activistes émanent dans leurs actions et propos. J’en ai un ras-le-bol de ce pacifisme, de cette soumission à genoux, de ces compromis qui n’affectent jamais la bourgeoisie et ses vassaux. Assez c’est assez, on a raison de se révolter et il faut y aller de l’avant avec l’idée en tête que peu importe les coûts, on réussira. Sinon, c’est foutu d’avance et mieux se la fermer comme on le fait maintenant.

    Reste, merci d’y laisser tes commentaires : je t’invite à continuer !

    Putsh ! À ki ? Le fait d’avoir un diplôme ne prouve en aucun cas un attachement automatique envers le monde bourgeois. Bien qu’il a réussi à s’y « intégrer » pour acquérir les connaissances de celui-ci, l’individu n’est pas pour autant « dans » le moule bourgeois. Il peut être isolé, atomisé dans son coin et sans capacité à se battre contre la bourgeoisie et ses instances et institutions qu’elle dirige, mais peut toujours chercher avec d’autres individus des attaques possibles pour la renverser. Je connais plusieurs camarades qui ont des diplômes et luttent encore aujourd’hui pour les droits des peuples (si je peux le nommer ainsi), l’anarchisme, le communisme, le socialisme, la gratuité scolaire, et encore. Il me semble tout simplement juste de dire que le diplôme, ironiquement, sert à paraître crédible aux yeux des aliénéEs contemporainEs du 21e siècle dans les pays riches et impérialistes.

    Et déjà là …

    J’aime bien tes commentaires, bien que pas toujours en accord avec mes billets, sur ce blogue. Je t’invite à continuer.

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