Les intérêts bourgeois

Ce que la bourgeoisie cherche n’est en aucun cas l’amélioration et la garantie complète des conditions de vies des masses prolétaires (incluant les sous-prolétaires). Ce qu’elle veut, ce n’est pas non plus votre bien-être et votre connaissance sur la réalité pour en prendre conscience afin d’avoir les outils nécessaires pour agir. Elle ne veut pas aussi écouter les revendications, les réclamations et les exigences du prolétariat. Ce qu’elle lui importe en vérité, c’est la valorisation de la valeur au détriment de tout, incluant la vie.

Cette vie, c’est vous et moi; ce sont les écosystèmes; ce sont tous ces animaux; ce sont ces très nombreuses masses prolétaires du monde qui vivent en bidonville avec moins d’un dollar par jour; ce sont ces ultra-pauvres qui forment une population totale plus élevée que toute la population occidentale même; ce sont ces deux tiers de la population mondiale qui, dès 2025, n’auront plus accès à l’eau.

Mais qu’est-ce que la bourgeoisie en a à foutre de toute cette vie à long terme ?

Tant que cela rapporte à l’État bourgeois, tant que cela garantie l’armement et le financement impérialistes, tant que le profit monte, que la valeur augmente et que les masses ne se révoltent pas, la bourgeoisie a tout intérêt à maintenir le système en place qui lui permet de vivre. Ce système, c’est le capitalisme et nulLE n’est épargnéE dans cette logique de « croît ou crève » dans la mesure où le Capital doit constamment augmenter, peu importe les conséquences, sinon c’en est fini pour vous.

Illustrons trois exemples récents des intérêts bourgeois.

Le gouvernement fédéral dépensera cinq milliards de dollars pour renforcer son impérialisme sanguinaire exercé actuellement en Afghanistan afin d’avoir un meilleur contrôle sociopolitique et économique de la région, et aider les impérialistes de longue date des États-Unis pour s’assurer de l’encadrement de la superstructure afghane. Cela se résume à : capitalisation, bouclier anti-Iran, occidentalisation et portail militaire pour de futures interventions. C’est donc 5$ milliards pour l’armée impérialiste, mais zéro pour les universités qui tombent en ruine ; zéro pour les masses prolétaires – l’armée de réserve (car la bourgeoisie ne sera jamais en manque de prolétaires) – sont obligées de s’endetter pour subvenir à leurs besoins, incapables de vendre leur force de travail. Même l’énorme déficit déclaré par le ministère des Finances tombe à l’oubliette. C’est un premier exemple des intérêts bourgeois.

Le parti national-réactionnaire de la Grande-Bretagne, le British National Party, a affirmé par le biais de l’un des deux pourritures élus dans le Parlement européen qu’il était nécessaire de faire couler les navires des clandestinEs qui tentent de venir en Europe depuis l’Afrique subsaharienne. « Hélas », faut-il rappeler, que ses occupantEs des navires seront retournéEs chez eux et elles ! C’est, selon le fasciste Nick Griffin, le moyen à employer pour décourager et démotiver les « mauditEs immigréEs » à venir « voler nos jobs ». Le but est de restreindre l’immigration pour empêcher toute « invasion du Tiers monde » et que celle-ci devienne une masse assez importante pour menacer le pouvoir en place qui ne répond en aucun cas aux exigences des prolétaires. C’est donc faire couler des navires d’ultra-pauvres à la mer, voire les tuer, mais absolument rien pour venir en aide à ces pays, d’envoyer les médicaments nécessaires pour l’éradication massive des maladies, de garantir des accès à l’eau potable et de leur fournir la technologie nécessaire pour vivre convenablement. Aucune action non plus pour éliminer toute dette extérieure nationale de ces pays et nationaliser en retirant l’impérialisme économique blanche de leurs territoires qui rendent les populations locales esclaves. C’est un deuxième exemple des intérêts bourgeois.

Wall Street, et toutes ses firmes bourgeoises irrationnelles et déconnectées du monstre capitaliste financier, a eu sa peau sauvée par le président des États-Unis Barack Obama au travers de subventions et injections massives d’argent venant directement des réserves fédérales, le Capital du labeur prolétarien. Ces gigantesques chèques de plusieurs centaines de milliards de dollars ont servi à maintenir un système voué à s’effondrer, tout en garantissant la porte de sortie arrière pour les PDGs et tout haut dirigeant d’entreprise avec une jolie valise rempli de plusieurs centaines de milliers de dollars (et parfois même de quelques millions en prime). C’est des milliards et des milliards pour la bourgeoisie, ses infrastructures, ses spéculations et ses destructions planétaires au nom du profit représenté par une pseudo-complication « dépense vs. revenu ». Pour les masses prolétaires, ce sont des miettes, des coupures salariales, des congédiements, des retraits d’avantage sociaux acquis avec les luttes. Ce sont des cacahuètes à vendre pour les nouveaux pauvres, des bombardements de promesses de « retour à la prospérité économique », des dettes et des semblant d’aide sociale pour le chômage. Pendant ce temps, la bourgeoisie est bien assurée dans son pouvoir et son prestige. La bourgeoisie qui vole des milliards est tolérable ; le prolétaire qui vole une baguette de pain est passable d’aller en prison. C’est un troisième exemple des intérêts bourgeois.

Mais nous, révolutionnaires, avons aussi des intérêts. Ceux-ci se résument en trois distincts :

  1. L’organisation et la planification du mouvement révolutionnaire, de l’idée insurrectionnelle et de la théorie de la lutte armée.
  2. La mise en place des conditions matérielles – des réalités et des opportunités dans l’immédiat – nécessaires pour amener la victoire d’une lutte révolutionnaire.
  3. L’insurrection par les armes des organisations radicalement démocratiques en vue d’une révolution où le seul pouvoir sera celui du réseau d’organisations démocratiques révolutionnaires.

Il faut donc comprendre ceci : nous avons intérêt à renverser la bourgeoisie par la violence et y créer des conditions d’existence impossibles pour la bourgeoisie de renaître de ses cendres. Il faut : s’organiser et planifier ; s’armer et financer l’organisation ;  s’insurger et exercer le pouvoir réel des masses.

Il n’y a pas d’autres moyens.

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