C’était inévitable !

Voilà, les prophéties estudiantines se sont avérées vraies, même si de très nombreuses négations ont été profanées à l’encontre de celles-ci. Ces prédictions se résument en une phrase :

Validé par Québec, le plan budgétaire de l’UQAM comptabilise des hausses annuelles de 100$ jusqu’en 2015-16.

Cela veut donc dire deux choses.

Premièrement, Charest avait l’intention de hausser les droits de scolarité « au-delà » du plan établi jusqu’en 2012 (soit de 1668$ jusqu’à 2168$) puisqu’il n’y a jamais eu de promesse de « gel des droits de scolarités » après cette hausse. C’était encore le néant. Deuxièmement, la hausse des droits de scolarité, qui est à travers tout le Québec, se suit d’une hausse des frais de scolarité, propre à l’établissement scolaire (dans ce cas-ci, l’UQÀM), qui va dans la même croissance qu’elle jusqu’à 2015-16 !

Faisons très rapdiement le calcul.

Dès 2012, les droits de scolarité coûteront 2168$ par année pour toutE étudiantE voulant suivre 10 cours l’année (soit 5 par session). Pour l’UQÀM, dès 2016, les frais de scolarité (excluant les droits et frais associatives) coûteront minimum 1108.70$ par année (alors qu’ils coûtent actuellement 408.70$) Le calcul se fait sur 7 années si l’on prend en considération que cette hausse de frais uqàmienne entre en vigueur dès maintenant (pour la session d’automne 2009). Le tout se fait comme suit.

2009 A – 2010 H (1ère hausse UQÀM + 3e année dégel)
2010 A – 2011 H (2e hausse UQÀM + 4e année dégel)
2011 A – 2012 H (3e hausse UQÀM + 5e année / fin dégel)
2012 A – 2013 H (4e année de hausse uqàmienne)
2013 A – 2014 H (5e année de hausse uqàmienne)
2014 A – 2015 H (6e année de hausse uqàmienne)
2015 A – 2016 H (7e année de hausse uqàmienne)

Chaque année équivaut à 100$ de plus, ajoutant le dégel et sa fin dès 2012 (soi-disant). Le coût minimal pour étudier 5 cours à l’UQÀM dès 2016 reviendra à….. 3276,70$ par année ! Cela exclut les frais associatives (facultaire et modulaire), les livres, le transport, les activités, le logement, la nourriture, les vêtements (l’hiver et la pluie !), l’endettement et encore. Le texte Sur l’économie étudiante. Du dégel et des prêts de La Conspiration Dépressionniste se doit d’être relu une seconde, voire tierce fois en ce qui trait les conditions asphyxiantes des étudiantEs au Québec. Allons-nous encore rester soumisE et laxiste à une attaque pareil ? Réveillez-vous bordel : c’est une stratégie néolibérale pour encager les étudiantEs et privilégier l’instruction bourgeoise qu’à sa propre classe afin de clôtrer les prolétaires travailleurs-euses dans leurs emplois exploitants et aliénants. La facture des « gains » des professeurEs nous revient, étudiantEs : à nous de payer pour leur grève !

Nous avons vu dans les dernières sessions à l’UQÀM combien les grèves estudiantines ont été de lamentables échecs pour le mouvement. Mais la pire fut la dernière avec le corps professoral coporatif à souhait : injonction paralysant la lutte, unification suicidiaire de la petite-bourgeoisie et du prolétariat estudiantains, désinformation impitoyable, laxisme excessif dans la mobilisation, absence flagrante des militantEs au poste de leurs associations respectives, mollesse généralisée lors des levées de cours, trahison professorale et j’en passe. Tant de malheurs et hontes qui sont survenus lors de la dernière grève uqàmienne de la session passée. Lorsqu’une occupation a eu lieu, pleins sont ceux et celles qui ont huéEs, insultéEs et traitéEs de tous les noms ces occupantEs qui n’ont pourtant jamais fait de dommage. Lorsque les manifestations ont eu lieu, la participation était pathétique, les discours étaient plutôt mâchés et corporatifs (et nuls n’ont alimenté ou même réveillé les étudiantEs engourdiEs par leur autodestruction via la boisson, la drogue et les « partys » en fabulant sur leurs p’tits exploits minables).

Cette année, soyons prêtEs : le gouvernement frappe, l’administration frappe, et la petite-bourgeoisie estudiantine frappera aussi (ainsi que les écerveléEs en gestion qui croient que « tout va bien » et que « c’est normal »). Mobilisons-nous immédiatement contre toutes ces attaques, qui forment presque les plus grandes de notre courte histoire estudiantine, en s’organisant, créant des comités, récoltant le plus d’informations possibles ! Préparons-nous à d’éventuelles actions plus radicales et plus agressives envers l’administration, le gouvernement et la petite-bourgeoisie estudiantine réactionnaire qui feront, au nom de leur vie, la plus grande campagne de salissage qui soit ! Sabotages, occupations, sit-in, bed-in, perturbations, séquestrations, blocages, grèves, et tout ce qui passe par la tête ! Osez agiter, osez résister ! N’ayez pas une seule seconde de crainte, de peur, d’inquiétude, d’anxiété : nous devons réagir le plus rapidement et sévèrement possible ! Notre victoire ne nous sera pas donnée : prenons-la !

Rappelons les fameux dires de Slavoj Žižek sur la violence :

The clearest example that I quote in my book is this subjective violence at its irrationnal purest, […] with the lingustic term « phatic communication » : it’s not a message, it just to establish the link. Its the way of saying: *hand waving* « Hi ! We are here. We want to be visible. » Which is why the liberal counterargument « Okay, we got your point, but couldn’t you just do a peaceful protest » doesn’t work, because that way, nobody would notice them. And, so, this is where I think one should complicate the picture. The last most radical, maybe, thesis of the book is that we live in an era where violence is the big taboo. Like, you know, the whole point about political correctness, harassment is that the threshold of violence is getting higher and higher in the sense of things which 50 years ago or even less would be perceived as maybe tasteless, but normal, are today violence. I don’t know… the tragicomic example which happened to me in the US: I look you into the eyes… ah, ah, visual rape !

Qu’attendez-vous ? Organisez-vous et planifiez la mobilisation dès maintenant et n’oubliez pas de dire « Salut » avec le sourire en envoyant la main en l’air !

Agir pour se faire voir et entendre

Agir collectivement et concrètement pour se faire voir et entendre

3 Réponses to “C’était inévitable !”

  1. anartiste Says:

    ca seraiat le fun de mélanger les trois dernière image dans une grosse insurection !

  2. bah sa serait pas si le fun que sa, sa serait très sanglant….

    si je me souvien bien la révoltion française est réputé pour avoir été très sanglante.

    mais bon je voulais juste vous dire que je suis en train de vous violler du regars!
    haha

  3. Eum. Je dis toujours que la violence ne mène à rien, mais ne rien faire non plus… Il s’est rien passé avec l’UQAM. Nous sommes une société de moutons.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :