Comment l’anti-émeute montréalaise s’entraîne ?

Bonne question. J’ai la réponse pour vous :  avec un clown surprotégé équipé d’un 2×4 en bois et un bâton de baseball qui traine par terre non-loin,  en frappant des boucliers. Le tout devant des citoyen-ne-s. Vous ne me croyez pas ? Alors visionnez ceci !

Honnêtement, je n’ai jamais vu un manifestant habillé de la sorte, avec un 2×4, d’une posture « cool et rebelle », tout seul, à frapper des boucliers. Ce que je vois habituellement, ce sont des fuyards non-équipés qui crient à la première vue de l’anti-émeute , et hurlent que la police est au service des riches et des fascistes dès qu’elle perturbe volontairement la manifestation. Cela me fait radicalement rappeler (même si la comparaison ne peut pas se faire) les militant-e-s du Hamas qui scandent des slogans antisionistes avec des kalashnikov dans les mains en tirant dans les airs. Sauf que, dès que les sionistes attaquent et entrent à Gaza, toutes ces personnes disparaissent : seul-e-s les jeunes se montrent pour lancer quelques pierres inefficaces contre des vestes par balles et des casques. Vous savez contre qui ces jeunes s’en prennent ? À l’armée sioniste d’Israël, et parfois même à l’anti-émeute palestinienne.

Ici ? C’est des « je ne veux pas de violence : bye ! » face à de jeunes anti-émeutes inexpérimentées. Des ricanement se font une fois rentrée à la maison. Des refus complet de lutter, des refus d’aller de l’avant, d’être solidaire avec les autres et de faire valoir ses idées jusqu’à terme. Même en fuyant et recevant les coups derrière, c’est toujours la même pensée : « je ne veux pas de violence : bye ! ». Cette excessive passivité et modération en est tellement aberrante que je me demande qui est révolutionnaire et qui ne l’est pas ; qui est collectiviste et qui ne l’est pas ; qui est combattif et qui ne l’est pas. Observez les méthodes de l’anti-émeute : elles sont nulles, bourrées de failles et à l’avantage de tous et toutes les révolutionnaires ! Présentement, les agents réactionnaires utilisent les manifestations comme laboratoire et testent leurs entraînements et gadgets contre elles : nous sommes tous et toutes des cobayes, leurs cobayes. Ils se pratiquent sur nous et regardent ce qui fonctionne pour ensuite le répéter à chaque fois.

Mais retenez ceci : ces prolétaires-traitres sont aussi des cobayes…

Qu’attendez-vous de faire valoir vos idées et d’arrêter, une bonne fois pour toute merde (!), de fuir à l’arrivée de l’autorité ? Ces anti-émeutes ne sont qu’un obstacle : un seul et unique. Vous pensez que les travailleurs fuyaient dans les débuts du 20e siècle ? Non : ils se battaient corps-à-corps ! Même l’armée leur tirait dessus, et ils continuaient à se battre ! Tenez-vous vraiment à vos idées ? À force d’entretenir une culture de la violence bourgeoise « acceptable » et de la résistance prolétaire « inacceptable », pourquoi continuer à défendre ses idées et de les soi-disant mettre de l’avant ?

Je recommande à tous et toutes une bonne lecture à faire pour alimenter la colère et encourager sa canalisation dans quelque chose de constructif et planifié. Vaincre cette peur de lutter, de combattre ; cette crainte d’être arrêté, d’être fiché, espionné, emprisonné ; cette croyance de l’impossibilité. Rappelez-vous ce que Mark Twain avait écrit un jour :

Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors, ils l’ont fait.

La bourgeoisie ne se gêne pas pour s’entraîner (!), se vanter de ses exploits et succès, mentir massivement et continuellement aux populations, user de la violence « lorsque nécessaire » et de marteler les droits de tous et toutes au nom de la soi-disante « paix sociale ». Pourquoi devrait-on se gêner ? Réveillez-vous : la révolution n’est pas un diner de Gala !

Je changerai de sujet dans mon prochain billet parce qu’il n’y a pas que la police dans la sombre réalité capitaliste !
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6 Réponses to “Comment l’anti-émeute montréalaise s’entraîne ?”

  1. putshtakirichartineau Says:

    « Réveillez-vous : la révolution n’est pas un diner de Gala ! »

    Parle-en à Attac Québec 🙂

  2. Pffff, on dirait tellement juste un spectacle… y peuvent bien perdre leur sans froid et agir n’importe comment lors des manifs!

  3. je me demande toujours si (ou comment) je pourais m’enparer du gun d’un policier qui fait chier. ou bien comment déstabiliser une anti-émeute… des molotov semble ce quil y a de mieux… lancer juste en avant d’eu, pour que sa brule a terre et ralantisse leur progression, ou des gun a l’eau mais avec du gas, et ensuite les molotov!
    le st-hubert BBQ de la rue!

    non mais serieux…

  4. je suis d’accord avec toi….. il y a une grande distinction à faire entre les communistes, les militants et les vrais révolutionnaires.

    beaucoup de gens se disent communistes, mais ne veulent même pas faire partie d’un acte de propagande aussi simple qu’une manifestation…on croirait que certains se disent communiste parce « c’est cool d’être communiste »
    et encore pire, peu nombreux sont les militants qui veulent militer sérieusement..
    mais il faut les préparer, préparer un soutiens des masses, nous ne pouvons pas faire des actions radicales sans avoir l’appui populaire. C’est pourquoi il faut faire une éducation populaire pour rallier les masses le jour ou nous commencerons la révolution

  5. anartiste Says:

    je suis d’accord avec toi tova sur certain point, mais cherhcer l’affrontemnt a tout pris ne sert a rien et aussi, si on est en position désavantageuse la retraitre peu etre la meilleurs solution (a condition que soit on leur revienne dans la face ou encore mieu dans le dos quelle que minute après, soit que la prochaine fois on arrivie mieu organiser et mieu equipé pour leur en faire baver. aussi pas besoin d’etre violen pour les affronté. l polcie qui reculatin samedi le trenete quand on leur criait callisez votre camps, j’ai trouvé sa plus joussi que leur donné des coup de baton ou leur garocher des roches. Parceque je lisait de la chienne dans les yeux de certain flic. De la vrai chienne, d’habitude c’est eux qui nousl’inspirent mais la quelle que un d’entre eu le ressentait. Et aussi. si ya des kid ou des veiux avec nous. notre job c’est de les évacué de la manifs avant de pass a l’affrontement

  6. « Rappelez-vous ce que Mark Twain avait écrit un jour :

    Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors, ils l’ont fait. »

    De l’espoir, encore et toujours. Merci quand même. Ça ressource.

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