Nous supportons nos troupes lorsque…

Posted in Clin d'oeil on 20 décembre 2009 by L'Agitateur

Rendre le 15 mars un peu plus funky

Posted in Clin d'oeil on 18 décembre 2009 by L'Agitateur

Je sais que la manifestation internationale contre la brutalité policière est dans plusieurs mois, mais je prends quand même l’initiative de donner quelques idées « funky » pour améliorer la gaieté de cette journée.

Date : 15 mars 2010

En effet, la prochaine manifestation aura lieu le 15 mars 2010, un lundi probablement à Bérri-UQAM – Montréal. Mais… cela reste à voir. C’est une manifestation pour dénoncer les crimes et « bavures » de la part de nos prolétraitres contre les peuples de ce monde, du pays, du Québec. Cette manifestation est organisée depuis plus de 12 ans et mérite une attention très particulière puisqu’elle est celle où les mass-médias se moquent le plus. Certes, pour cette fois, nous allons jouer ! À quel jeu ? me diriez-vous. C’est simple : « chasse aux trésors » !

Cible : l’anti-émeute

Nos cherEs agentEs de la paix seront nos cibles. Bien sûr, cela n’a rien à voir avec la violence ou la cassure. Cette forme d’action n’est pas appropriée dans une telle journée, même si légitime lorsque politisée et organisée. Ainsi donc, il est décidé de viser l’anti-émeute. En effet, celle-ci, souvent arrogante, tend à faire peur aux manifestations par leur armure de béton et leur grosse matraque solide. Sauf que, cette fois-ci, c’est à notre tour de leur jouer un [mauvais] tour ! Je veux dire par-là que nous les attaquerons au lieu d’attaquer les infrastructures. Lorsque je parle d’attaquer, cela n’a rien à voir avec la violence physique !

Objectif : un casque de police

Ça semble gros, voire impossible… mais détrompez-vous ! L’objectif sera de se réapproprier un casque de police d’unE anti-émeutierE. En groupe, nous pouvons le faire. Il ne faut qu’être organisé, connaître chaque coin de rue de la manifestation qui aura lieu et les attendre… dans le noir… armé de cordes et tout autre outil pour agripper. C’est peut-être farfeulu à dire, mais c’est réalisable ! Imaginez : un casque de police entre nos mains ! Que va dire la personne policière à ses collègues ? « Ouais, euh, les gars… on a volé mon casss. » De sorte, il n’y a aucun échange de violence physique. Il ne suffit que d’être malinEs.

Pointage : 50pts le casque, 10pts la mattraque,
30pts le bouclier, 20pts pour une jambette,
500pts le lance-lacrymo, 1pt l’insulte, 100pts l’accolade

Eh oui ! Il y aura un système de pointage pour les plus intéressé-e-s de la partie ! « Partie » parce que, oui, le 15 mars 2010 sera une partie de jeu vidéo en temps réel avec sensation réelle ! Le casque, qui sera l’objectif primaire, aura une valeur de 50 points. Une matraque ne vaudra que 10 points puisqu’elle est plus facile à prendre lorsqu’unE policierE quelconque est en patrouille tenant l’arme du bout des doigts. Le bouclier, lui, sera de 30 points étant donné qu’il y a de multiples stratégies à disposition pour le prendre. Par exemple, aveuglez votre cible et hop ! De la peinture sur la visière ou sur le visage en lui agrippant les jambes pour le faire tomber  et voilà qui est fait ! Vous voulez insulter l’agentE de police ? 1 point ! Le toucher pour le serrer dans vos bras ? 100 points ! Lui faire une jambette ? 20 points ! Le lance-lacrymogène, lui, vaudra le plus : 500 points. Si vous réussissez à le prendre, vous êtes le ou la grandE championNE de la partie.

Vous voulez devenir un joueur / une joueuse ? L’inscription est gratuite et purement anonyme !

L’hélicoptère de TVA s’écrase …

Posted in Clin d'oeil on 16 décembre 2009 by L'Agitateur

… au tour de ceux de la SQ (Sûreté du Québec) maintenant.

Des « experts indépendants » ?

Posted in Actualité on 16 décembre 2009 by L'Agitateur

Le Comité consultatif sur l’économie et les finances publiques s’est organisé une belle conférence de presse dernièrement pour expliquer que la situation fiscale au Québec va mal. Non seulement ça va mal, mais très mal : le malheur vient plus vite que prévu. Les résultats des travaux de « recherches » commandés par le Minstre des Finances, le bourgeois troudkiste Raymond Bachand, affirment que les dépenses dans les services sociaux sont beaucoup trop élevés comparé à notre province voisine – l’Ontario – alors que les richesses (c’est-à-dire la production, mais dans la mentalité arriérée et réactionnaire la production n’existe que depuis très récemment) sont insuffisamment crées.

Il y a donc « déséquilibre ».

Ces infâmes écervelés, qui ont le culot de se définir comme disciples de la secte « économiste » pour prouver leurs grandes connaissances des réalités économiques, disent donc que le prolétariat québécois est « fainéant et râleux ». En conséquence, ce dernier doit fermer sa gueule, perdre ses droits et gains obtenus grâce – et uniquement – aux luttes historiques. Ils amènent le fait que la province est la plus taxée de toute l’Amérique du Nord (et même du G7 et l’OCDE ! – ce qui est faux) et que la génération baby-boomer (nous pouvons en dire tellement sur celle-ci) vieillissante réduira la croissance économique (!), tout en obligeant à augmenter les dépenses dans le domaine de la santé – qui est, rappelons-le, en route à puissance cinq vers le privé.

Que faire ? se disent les économissss. Heureusement pour nous, prolétaires soumisES et dictéEs par la paresse, ils ont des solutions ! Il y en a trois en tout.

  1. Réduire les dépenses dans le domaine publique jusqu’au niveau de nos moyens, c’est-à-dire laisser le Capital se charger du publique pire que maintenant.
  2. Une fiscalité efficace qui ne compromet pas le développement économique, c’est-à-dire une capitalisation (valorisation de la valeur) sans limite.
  3. Une dette contrôlée sans pénaliser les prochaines générations, c’est-à-dire mourir en se donnant bonne conscience [aliénée bien sûr].

Mais ce n’est pas tout ! Oh non, avec les économissss, ce n’est jamais fini : ils feront deux nouveaux rapports, dont le premier illustrera les finances des services sociaux qui, selon la logique capitaliste, prend trop du Capital ; et le deuxième portera sur la relance économique (parce qu’il semblerait que la « relance » actuelle ne soit pas efficace) et la croissance économique (ou si vous préférez, la bonification infinie du Capital en négligeant toutes les conséquences politiques, sociales, écologiques et culturelles que cela engendre).

Pourtant, ce rapport à la noix fabriqué par des adeptes de leur gourou Parti Libéral du Québec où le capitalisme est la représentation divine sur Terre, n’est aucunement impartial. Pourquoi ? Parce que le comité est formé de quatre religieux au service de l’argent.

  • Pierre Fortin, professeur d’économie à l’UQÀM et chroniqueur pour la propagande capitaliste L’Actualité, fut ancien président à la Société canadienne-française de science économique et de la Canadian Economics Association. Conseiller capitaliste, il a été dressé (!) au doctorat en « science » économique à l’Université de Californie où une grève étudiante est en cours contre la hausse des frais de scolarité. Ces frais pour une session se chiffrent désormais à 10 000 US$ minimum, soit dix fois plus que l’université où Fortin enseigne présentement (c’est-à-dire, l’UQÀM). L’Université de Californie est réputée pour être bourgeoise, c’est-à-dire réservée à la classe sociale élevée (et même à la classe des surendettéEs). Fortin est l’un des signataires du manifeste-poubelle Pour un Québec Lucide.
  • Robert Gagné, professeur d’économie au HEC Montréal et directeur du Centre sur la productivité et la prospérité – think-tank « intellectuel de droite » à la IEDM -, il a obtenu son doctorat à l’UdeM, foyer des agentEs du capitalisme siégeant et vomissant depuis l’IEDM (sous contrôle de Power Corporation de Paul Desmarais, déchet multimilliardaire). Ayant présidé différents comités sur la « productivité » et « fiscalité », il représente un chevalier du Capital à chaque « consultation indépendante » qui lui est donnée de participer.
  • Luc Godbout, professeur d’économie à l’UdeS et propagandiste bourgeois dans La Tribune, fit des recherches théoriques sur l’interventionnisme étatique, ainsi que les impositions et politiques fiscales. Ses recherches ont souvent été basées sur l’impact du vieillissement de la population sur les dépenses publiques, ainsi que la gestion des finances publiques. Il a décroché un doctorat en France à l’Université Aix-Marseille 3, la plus hors-la-loi de tout le pays européen avec une imposition de frais d’inscription illégale allant jusqu’à 16 000 euros.
  • Claude Montmarquette est professeur d’économie au HEC Montréal et marionnette internationale de la « science » économique, est PDG du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations ayant pour mission la finance et les politiques publiques. Il a orchestré le Rapport Montmarquette qui fut l’élément déclencheur légitimant l’offensive ouverte du Parti Libéral pour une hausse tarifaire généralisée. Signataire du manifeste-poubelle Pour un Québec Lucide, il a eu le cerveau lavé à l’Université de Chicago, école Mère de l’économisme néoclassique – courant déconnecté de la réalité sociale et des rapports sociaux qui la composent.

Nous pouvons donc voir un lien majeur entre ces ordures au service de l’argent : ce sont tous des capitalistes en puissance, dont la pensée est imprimée d’une interprétation fantasque du monde. Ces quatre individus n’ont rien d’indépendant, c’est-à-dire impartial : bourgeois libéraux, ils propagent leurs idées comme la peste, contaminant ainsi tout sur leurs passages. Il n’est pas étonnant de voir que l’accumulation et le profit sont des « choses » plus importantes que la vie et l’existence des êtres vivants.

Des « experts indépendants » en économie, ça n‘existe pas.

De telles voraces insoucieuses du sort de l’humanité, du ventre affamé et de la gorge assoiffée des masses mondiales, doivent être débarrassées de la planète pour que celle-ci puisse respirer à nouveau. Ces agentEs de l’argent, engagéEs pour exploiter cruellement jusqu’à la mort toute vie existante, sont coincéEs dans une logique capitaliste se structurant par l’entremise d’une machine extrêmement puissante. De sorte, ils et elles ne peuvent être retiréEs de leur poste par la simple volonté réformiste.

Le pire, c’est qu’il y en a vraiment qui pense que par la réforme, nous pouvons dire au revoir au capitalisme et aux dettes, aux misères, aux exploitations, aux lavages de cerveaux qu’il génère ! Mais réveillez-vous bon sang : le capitalisme n’est pas réformable vers le socialisme, vers un visage plus « humain » et « doux ». C’est impossible ! C’est de la câlisse de foutaise tout ça ! Couper la tête d’un pissenlit ne l’empêche pas de repousser et de se multiplier pour devenir encore plus parasitaire qu’il ne l’était !

C’est dans sa nature même du capitalisme de générer ces crises perpétuelles selon un cycle infini ! Penser que produire d’avantage, réformer ou dépenser moins règlera quelque chose, c’est archi-faux !

Ces « experts indépendants » ne cherchent qu’à renforcer et à agrandir l’omniprésence capitaliste. Ils en ont rien à foutre de votre vie : vous n’êtes qu’unE simple prolétaire bon marché pour engraisser le Capital par votre temps. Leur but est de réduire vos conditions matérielles, vos conditions de vie vers la misère humaine, la régression de vos gains historiques, de vos droits et vos garanties.

Je vous le dis en toute sincérité camarades : évitez les balles enrobées de sucre de la bourgeoisie et libérez-vous de vos chaînes !

Que faire lorsqu’une fumigène vous est lancée ?

Posted in Clin d'oeil on 15 décembre 2009 by L'Agitateur

Citation réactionnaire du moment

Posted in Citations on 15 décembre 2009 by L'Agitateur

À propos du rapport policier dévoilé dans l’affaire Villanueva …

Il y a une pensée très interressante qui dit ceci:

Que toutes âmes soit soumise aux autorités supérieures,(…)c’est pourquoi, celui qui s’oppose à l’autorité s’est opposé à la disposition de Dieu; ceux qui s’y sont opposés recevront un jugement pour eux-mêmes. Car ceux qui gouvernent sont objet de crainte, non pas pour la bonne action, mais pour la mauvaise action.(…) car elle est pour toi le ministre de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais ce qui est mauvais, sois dans la crainte, car ce n’est pas pour rien qu’elle porte l’épée; elle est en effet le ministre de Dieu, un vengeur pour manifester la colère sur celui qui pratique ce qui est mauvais. Bible Romains 13:1-4.

En substance, celui qui n’obéit pas aux autorités en pratiquant ce qui est mauvais (crime) doit s’attendre à la réprimande de la justice vengeresse de Dieu par le biais des autorités qui sont objet de crainte pour son bien, celui qui s’attaque aux autorités, s’attaque aux dispositions de Dieu relative à la justice.

(Vu sur le blogue du trou du cul Richard Martineau)

Finalement, Jean Charest n’est pas le seul…

Posted in Actualité on 14 décembre 2009 by L'Agitateur

… en effet, ce sont touTEs les ministres du gouvernement libéral ensembles qui, officiellement, reçoivent annuellement 2,6$ millions des coffres de leur parti.

Deux choses sont étonnantes. Premièrement, les compagnies privées financent ce parti, alors que la loi stipule clairement – quelle utilité a la loi désormais ? – qu’il est interdit à toute organisation ou structure du privé de donner pour un parti politique. Deuxièmement, personne n’est révoltée. La corruption et l’aberration capitaliste frappent très brusquement la porte de la « société jusss et démokratik », et nulle n’est affectée.

Je ne sais Ô combien il y a de scandales, d’encre coulée et de débats totalement inutiles sur l’ingérence, la corruption et l’illégalité des pays étrangers, des sociétés étrangères, autant du tiers-monde qu’en Europe et en Amérique, mais rien lorsque cela se produit ici. Ce n’est pas au « Canada anglais », mais bien ici ! Chez nous ! Dans notre putain de province, bordel ! L’aliénation capitaliste est si forte que ça ?

Faites-vous plaisir et faites justice vous-mêmes. Tous les moyens sont bons.

Tous.

Les brutalités et violences policières, en images

Posted in Propagande on 13 décembre 2009 by L'Agitateur

Ici, nos trous du cul du Québec en action lors du premier mai 2008.

Mort au Capital ou mort sous le joug du Capital !

Posted in Propagande on 13 décembre 2009 by L'Agitateur

Jean-Loup Lapointe, membre du gang policier

Posted in Actualité on 12 décembre 2009 by L'Agitateur

L’enquête publique concernant l’affaire Villanueva, jeune latino abattu par balles par la police de Montréal, révèle des éléments croustillants concernant les rôles de la classe policière dans la société capitaliste, des masses médias-poubelles et de l’administration locale même. Mensonges, manipulations, démagogies et exagérations sont au menu de cette mascarade judiciaire – qui est, rappelons-le, toujours répressive et capitaliste -, exemple parmi tant d’autres.

L’ordure Jean-Loup Lapointe, membre du gang policier, a affirmé dans son rapport quelques jours après l’assassinat commis qu’il avait craint pour sa vie et celle de Stéphanie Pilotte. Il a été battu, étranglé et mis au sol. Il se sentait dominé et envahit : il devait se défendre, et donc tirer à bout portant le bras tendu plus de trois coups de feu. Sous le voile de la légitime défense pour sa propre survie, il n’a pensé qu’à tirer vers les « masses de corps » – et non tirer en l’air pour effrayer. Une note apparue par magie de Stéphanie Pilotte « confirme » ces faits.

De ces fabulations, la vérité est tout autre : il n’a jamais été étranglé et battu. La note fantôme de Stéphanie Pilotte préservée secrètement pendant plus d’un an, devenue « partie intégrante des preuves » à peine une semaine avant son témoignage, fut écrite d’une façon très minutieuse et délicate – alors qu’elle était sous le choc. Le nombre de jeunes qui jouaient au « Craps » (jeu de hasard à l’aide de dés joué dans les casinos des États-Unis) dans un lieu publique, jeu prescrit par les règlements municipaux, étaient environ de cinq. Ce chiffre est au moins quatre fois plus petit que les dires des détracteurs médiatiques et torchons du camp de la réaction, soit entre 20 à 30.

Fait troublant : Freddy Villanueva n’a jamais touché Jean-Loup Lapointe.

Alors que Lapointe avait la chienne de sa vie (mais pas les autres, même après les coups de feu), Pilotte ressentait autrement : elle ne craignait pas mourir. Pourtant plus petite et plus « vulnérable », elle n’a jamais pensé à sortir son arme, ni même son poivre de Cayenne pour maîtriser la situation. Violant les procédures déontologiques policières, les deux agents n’ont pas été séparés suite à l’incident, aucune personne de la gang policière n’a posé de questions sur l’affaire, et ont rencontré leur délégué syndical-fasciste pour que Lapointe raconte les faits, « contaminant » ainsi la version des faits de Pilotte.

Au milieu, l'unique blessure de Jean-Loup Lapointe. Sur les côtés, les blessures de Stéphanie Pilotte.

Voici, en quelques mots, le « début » du conflit qui tourna au drame :

Le policier ordonne au groupe de rester sur place. Tous obéissent, sauf Dany Villanueva, qui quitte le groupe en marchant. Quand l’agent Lapointe leur annonce qu’ils recevront un constat d’infraction, Dany Villanueva devient «agressif». «Il gesticule agressivement avec ses bras et mains en criant plusieurs fois qu’il n’a rien fait», écrit le policier.

Cela lui vaut un second constat d’infraction pour «bruit et tumulte», annonce l’agent à Dany Villanueva. Le policier lui attrape alors un bras, et l’agente Pilotte prend l’autre. Le jeune homme résiste. Le policier craint qu’il ne dissimule une arme sur lui (aucun des cinq jeunes n’avait d’arme sur lui, en fin de compte). Il le projette au sol d’un croc-en-jambe. Sa coéquipière se charge de lui maîtriser les jambes.

Plusieurs éléments sont à retenir ici : ne pas obéir aux chienNEs de garde du capitalisme, même pour une pathétique et absurdité règlementaire de la ville vaut à une mort et des blessures certaines, le tout dans l’impunité totale pour le gang policier et les pires accusations, des plus ridicules aux plus ahurissantes, pour les victimes de ces répressions quotidiennes. L’agressif dans cette courte altercation fut Lapointe : il fait feu à moins de 33 centimètres (15 pouces) sur Freddy. Mais il ne faut pas l’accuser comme individu, mais comme classe, comme « gang », c’est-à-dire la police. L’agent Lapointe n’est qu’un morceau de l’immense casse-tête capitaliste dont la police est rattachée. Il n’est qu’un exemple, qu’un simple membre du gang policier.

Malgré ces quelques faits, il est important de rappeler que l’avocat engagé par le Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) est le même que celui de la Ville de Montréal. D’un côté, cette pourriture nauséabonde protège l’assassinat policier et la nécessité d’une telle institution ; de l’autre, il tente par tous les moyens légaux et démagogiques d’empêcher toute allusion profilage raciale, pourtant très présent au sein du gang policier. L’avocat est le même parce que les intérêts sont les mêmes. Le sanglot de Stéphanie Pilotte au Palais de Justice suite à une très simple question (qu’aurait-elle pu faire pour améliorer la situation ou que cela ne se produise pas ?) démontre bien cet entêtement policier à empêcher leurs agentEs de s’exprimer sans contrainte, sans obstacle dressés sur son chemin afin de les dévoiler sous la lumière et la justice du prolétariat.

Ce n’est aucunement nouveau : l’histoire nous a montré (et encore aujourd’hui) que les capitalistes et leurs vassaux chercheront toujours à protéger et cacher leurs intérêts véritables sous le couvert de vicieuses paroles universelles de « démocratie » et « liberté ». C’est là qu’on voit le vrai visage, encore une fois, de la police, de son administration et du capitalisme même.

Alors que la population et les familles du défunt et des blessés veulent connaître la vérité sur ce qui s’est réellement passé (tâche qui, en principe, n’est aucunement difficile lorsque les outils de connaissances sont disponibles sauf si l’on veut cacher quelque chose), la police intrinsèquement corrompue reste solidaire au même titre qu’un « gang de rue » (ou une « classe sociale consciente de ses intérêts » si vous préférez) en rejetant toute accusation et justifiant toute bavure et impunité prolétraitre. L’administration de la Ville de Montréal défend la position réactionnaire des agentEs de la paix capitaliste sous le voile de l’équité et de la justice (n’oublions pas la tentative de bannir les couvre-chefs pour toutes les manifestations comme en Europe). Or, dans le Palais de Justice de Montréal et pendant les témoignages, le débat demeure faux et n’explique jamais les faits du drame, voire les fondements, mais se limite à des détails insignifiants dans le but de perdre du temps, de retarder le tout et de décourager les plus avides de vérités.

Ces débats sont dignes de la société capitaliste : préserver la domination exploitante de la classe dirigeante, regroupant la bourgeoisie, l’actionnariat, le gestionnariat et leurs vassaux comme la police et la classe politique, est primordiale. De sorte, chaque question doit rester encadrée et éviter de mettre en péril l’existence même du capitalisme, restreignant ainsi les possibilités d’actions et d’agir du prolétariat, classe majoritaire. C’est le « cadre légal bourgeois ».

La police est l’expression directe de l’oppression de la bourgeoisie sur les masses. Elle n’est pas là pour servir le peuple, mais pour le réprimer contre toute attaque, aussi minable soit-elle, sur les rapports de propriétés : telle est la raison de son existence. Freddy Villanueva a été tué pour avoir joué aux dés avec de l’argent (l’argent étant la genèse du capitalisme), jeu fraîchement interdit par la Ville de Montréal. Une telle intervention dans une autre ville, ou avant son interdiction, aurait été « illégale ». Or, elle resterait quand même « justifiable » parce qu’il est question d’une intervention policière « pour la paix sociale », et qui dit intervention policière dit « a toujours raison, et même dans le tort, elle a raison ».

Pas d’argent, pas de capitalisme ; pas de capitalisme, pas de classe policière ; pas de classe policière, pas de patriarcat où le crime reste impuni et où aucune l’impunité pour le ou la meurtrière n’est portée. Pour mettre fin à l’argent, il faut mettre fin à ce qui le maintient en activité et en régulation dans les rapports sociaux, c’est-à-dire : le capitalisme. Il est impossible de réformer la police justement parce qu’elle est institutionnalisée et fait partie intégrante du capitalisme. L’unique moyen d’y arriver est par la lutte armée, par l’insurrection jusqu’à la révolution.

Toute autre tentative non-violente et réformiste est vouée à l’échec.

_____

P.S.: Vous pouvez lire ici un trou du cul du syndicat-fasciste à ce sujet.